‹ Un nouveau champ de colonisation [microforme]Chapitre 16 sur 21 · LE SUD D’ALBERTA · texte numérisé non relu

LE SUD D’ALBERTA

Plus tard je pourrai vous parler du Sud d’Alberta, où je vous montrerai les jeunes cités de Calgary, de Lethhridge, de McLeod, Pincher Creek, Medecine Hat, Moose Jaw et surtout notre capitale Regina. Calgary et MacLeod sont les centres des fameux Ra..ches, où se fait en grand l'élevage des animaux, bêtes à cornes, moutons et chevaux. Déjà on compte ces bêtes .par milliers. Ils remplacent aujourd’hui nos immenses troupeaux de buffalos, qui ont été détruits.

Dans ces localités que je viens d’indiquer, nous avons un contingent de nos compatriotes, qui ont réussi et sont satisfaits de leur position.

Chers compatriotes, en terminant, je répète ce que je- vous ai dit au commencement de ce mémoire : ‘‘ Vous, qui voulez quand même laisser votre paroisse, parce que vous n’avez pas assez de place, pour y grouper votre famille auprès de vous, tournez vos regards et vos aspirations vers Manitoba et le Nord- Ouest et j’ai tout lieu de croire que vous n’aurez pas raison de le regretter. Avec un certain capital, de l’énergie, du courage et de la persévérance, on formera bientôt une colonie importante, qui sera un agréable pendant de la Province de Québec, et cela sans susciter la jalousie des autres nationälités, puisqu'il y a de la place pour tous.”

APPEL AU CLERGHÉ.

Nous prenons la liberté de demander à messieurs les curés, eux, qui voient avec tant de peine leurs bons paroissiens s’éloigner d’eux pour l'étranger, de vouloir donner conseil à ces familles et les diriger vers Manitoba ou le Nord-Ouest, où elles continueront à être chez elles et à jouir des consolations de la patrie. On ne s’exile pas tant qu’on est à l’ombre du même drapeau et qu’on est protégé par les mêmes lois. De plus, ces zélés pasteurs et sincères patriotes rendront un grand service à notre nationalité et à notre jeune église du Nord-Ouest,

Puisque le sort est jeté et que le pauvre Indien est destiné à céder ses grandes terres, qu’il ne peut cultiver, à son frère, l’homme blane, plus laborieux et plus industrieux, pour nous, sans abandonner nos chères missions sauvages, qui nous ont coûté tant de peines et de travail, sans cesser de plaider la cause de nos enfants adoptifs, les premiers occupants de ce pays, il nous faut aujourd’hui accepter les circonstances de la position

et aider le mouvement de colonisation. Le missionnaire comme prêtre et citoyen doit être toujours et partout l’homme de son temps.

J'ai l’honneur de me dire, Chers compatriotes, Votre très dévoué serviteur,

A. LACOMBE, Prêtre, O. M. I.

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