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mouvement sont rejetés et, seuls, sont conservés pour les essais ceux qui montrent une vitalité suffisante.
2° Essai proprement dit. — Comme dans les expériences précédentes, nous avons opéré comparativement avec des solutions de T. S. P. et d’autres produits, en particulier hydrate de pipérazine, thymolsulfonate de sodium, Notézine, hexylrésorcine.
Nos essais ont d’abord consisté à plonger les Ascaris dans une solution du produit à essayer, additionnée de CINa à la concentration de 9 p. 1.000, et à observer le temps de survie des vers en expérience à l’étuve à 37°5. Chaque expérience porte sur quatre Ascaris (en général des femelles dé taille semblable), plongés dans 200 cm* de solution ou de suspension à éprouver. Les Ascaris sont considérés comme morts lorsqu'ils ne présentent plus aucun mouvement et tombent complètement inertes au fond du cristallisoir.
Les résultats que nous avons obtenus sont rassemblés dans le tableau II.
Devant les difficultés que nous avons rencontrées pour apprécier avec précision la mort des Ascaris, et les inconvénients de cette méthode qui nécessite une observation presque constante des vers en>:expérience, nous avons procédé à une deuxième série d’essais, nous permettant des comparaisons plus précises entre différents produits.
Nous utilisons alors une méthode inspirée de celle de LaAmsoN et BrRowN [40] : les temps de contact des vers avec la solution à essayer sont fixes et l’on tient compte, comme critère d'activité, du pourcentage de morts.
Les Ascaris sont plongés dans une solution ou une suspension de titre connu du produit à essayer, additionné de CINa à 9 p. 1.000, à 37°5. Après un temps déterminé, ils sont sortis de la solution et plongés un à un dans de l’eau à 40°. Les Ascaris vivants réagissent à cette élévation de température et présentent des mouvements bien définis.
Le MN os
Les Ascaris qui restent immobiles et flasques au fond du récipient d’eau chaude sont morts. Un essai témoin est fait en même temps avec la solution de CINa à 9 p. 1.000.
Pour apprécier la vitalité des Ascaris, nous avons choisi la température de 40° qui est suffisante pour redonner des mouvements aux Ascaris vivants sans leur porter préjudice, et permet de les replonger dans la solution du produit actif pour déterminer le nouveau pourcentage de morts après un temps plus long.
Ces essais ont porté sur le T. S. P., sur la papaine et sur l'association T.S. P.-papaïne (voir tableau V, p. 66).
Nous avons obtenu avec le T. S. P. à 1 p. 100 dans l’eau physiologique à 9 p. 1.000 : 51% de morts en dix-neuf heures, 78 % de morts en vingt-huit heures.
Cette deuxième méthode paraît donc plus précise que la précédente puisque la concentration de 1 p. 100 de T. S. P., qui semble tuer tous les Ascaris en vingt-huit heures, si on se base sur leur immobilité à 37°5, n’en tue en réalité que 78 % quand on porte les vers dans de l’eau à 40° pour apprécier leur vitalité.
CONCLUSIONS
Le T. S. P. possède une activité anthelminthique in vitro sur Rhabditis macrocerca et sur Ascaris lumbricoides.
Mais ces expériences montrent bien la valeur toute relative qu’il faut attacher aux essais in vitro. En effet, si le T. S. P. se révèle actif sur les deux espèces de Nématodes, ainsi que la pipérazine, la Notézine par contre, ascaricide réputé, ne tue pas les Ascaris in vitro et même, aux concentrations de 1/50 et de 1/100, elle a une action excitante sur les vers qui montrent des mouvements plus amples et plus rapides que dans la solution de CINa à 9 p. 1.000.
De plus, alors que dans l’essai sur Rhabditis macrocerca le T. S. P. et la pipérazine agissaient à peu près dans les