II. — DÉTERMINATION IN VIVO
Nous avons pu conclure, d’après les essais in vitro, que le T. S. P. possédait une certaine toxicité vis-à-vis de deux Nématodes. ;
Ces résultats nous ont permis d’envisager l’étude plus complète du T. S. P. sur l’animal de laboratoire parasité.
Parmi les tests in vivo que nous avons passés en revue, nous avons choisi la méthode de DEScHIENS [19, 20, 23] qui utilise la Souris blanche infestée spontanément par deux Oxyuridés : Syphacia obvelata où Aspicularis tetraptera.
L’essai consiste à faire absorber à un lot de Souris parasitées une solution de titre connu du produit à essayer, soit par voie buccale, soit par voie rectale, et à constater par autopsie, après le traitement, l’absence ou la présence de parasites vivants dans l'intestin.
1° Technique. — Il est relativement facile de se procurer des Souris infestées par Syphacia obvelata ou Aspicularis tetraptera. -
- D’après Cavier [14], on trouve ordinairement dans les élevages 20 à 30 % d'animaux parasités. La fréquence de ce parasitisme varie largement d’un élevage à l’autre. Et si nous avons reçu des lots de Souris où l’infestation par ces deux espèces atteignait presque 50 %, il nous est arrivé d'examiner des groupes de cent Souris d’une même provenance sans rencontrer un seul œuf de Nématode.
Certains auteurs, en particulier CHAN [15] et WELzLs [621], emploient l’infestation expérimentale, mais celle-ci paraît difficile à réaliser, comme le font remarquer BRACKETT et Briznick [9]. Nous avons essayé d’infester expérimentalement des Souris neuves par ingestion d'œufs embryonnés