‹ Un nouvel Anthelmintique: Le thymolsulfonate de PipérazineChapitre 23 sur 55 · LAN · texte numérisé non relu

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d’Aspicularis tetraptera, mais nous n’avons pu y réussir, sans doute à cause de la trop petite quantité d’œufs absorbés, un certain nombre étant détruits dans l’estomac des Souris. Nous nous sommes toujours adressé, dans nos essais, à des Souris spontanément parasitées. La présence des Oxyuridés est décelée par la recherche microscopique des œufs dans les selles.

Dans les nombreux travaux qu’il a faits sur les anthelminthiques, DESCHIENS a surtout employé dans ses essais in vivo la voie d'administration rectale, et moins souvent la voie œsophagienne. Il nous semble plus logique d'adopter cette dernière. En effet, les anthelminthiques sont généralement administrés chez l'Homme par la bouche, et il est normal de se rapprocher le plus possible, dans l’expérimentation, des conditions où l’on se trouve en thérapeutique humaine. Ceci n’exclut pas, d’ailleurs, la possibilité d’expérimenter le produit étudié par injection rectale également. On peut ainsi se rendre compte s’il existe des différences d'activité résultant du mode d'administration.

Dans nos expériences, le T.S.P. est administré en solution dans l’eau, soit par tubage gastrique, soit par injection rectale.

Tubage gastrique. — Nous adoptons la technique de WaRrD FERRILI [61], facile à mettre en œuvre et qui nous donne pleinement satisfaction.

Sur une seringue de 2 cm* ordinaire est montée une aiguille à injection de 6 cm, 13/10, à l'extrémité de laquelle a été soudée une petite olive en maïllechort de 1,5 à 2 nm de diamètre, percée d’un orifice prolongeant celui de l'aiguille. Cette olive est très finement polie pour éviter toute irritation de l’œsophage et du cardia.

L'animal est tenu de la main gauche, la tête en extension, légèrement en arrière; l’aiguille est alors introduite dans la bouche, l’œsophage, puis l'estomac (il est nécessaire de pousser l'aiguille jusque dans l’estomac car, si le liquide

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est expulsé de la seringue au niveau de l’œsophage, l’animal risque de le rejeter). Le volume optimum à faire ingérer est de 0,5 à 1,2 cmi.

Injection rectale. — Nous utilisons le même montage. L’aiguille est introduite lentement par l’anus dans le rectum. Il arrive que la Souris rejette une partie de la solution administrée au moment où l'aiguille est retirée de l’anus. |

Après avoir expérimenté les deux modes d’administration, le tubage gastrique nous a paru préférable, car plus précis, les animaux traités gardant bien toute la solution ingérée. |

Les Souris en expérience sont traitées pendant des périodes allant de deux à onze jours. Pendant la durée du traitement, l’élimination des œufs d’Oxyures est régulièrement observée tous les jours. Quand l'examen coprologique est négatif, les Souris sont autopsiées pour rechercher les Oxyuridés dans l'intestin. Nous prélevons le gros intestin et le cæcum en entier. L’examen doit porter sur ces deux parties du tube digestif et pas seulement sur le cæcum. THompPson et REINERTSON [56] signalent, en effet, que si les deux Oxyuridés apparaissent dans le cæcum et le gros intestin, Syphacia obvelata a tendance à se manifester dans le cæcum et Aspicularis tetraptera se rencontre plus souvent dans le gros intestin.

Les parties de l'intestin prélevées sont alors fendues longitudinalement et la muqueuse est soigneusement raclée et lavée plusieurs fois avec de l’eau physiologique à 37°, pour bien en séparer les vers s’il y en a. Les débris intestinaux ainsi obtenus sont dilacérés dans un verre de montre avec de l’eau physiologique à 37°. On peut procéder à un premier examen à l’œil nu, le verre de montre étant placé au-dessus d’une source lumineuse; les vers mobiles se voient par transparence. Ce procédé rapide peut être utilisé quand les parasites sont nombreux, mais il ne permet pas

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