I. — ESSAIS IN VITRO
L'idéal serait d’expérimenter sur des parasites humains (Ascaris, Oxyures, par exemple), mais on ne peut se les procurer facilement en nombre suffisant et de façon régulière.
Devant cette difficulté, les chercheurs, se basant sur les parentés zoologiques reliant les différents groupes de vers, se sont adressés à plusieurs Annélides (vers de terre, sangsues), Plathelminthes et Némathelminthes. Ils ont comparé la sensibilité de ces récepteurs en faisant appel, soit à l’animal entier, soit à des segments de l’organisme, maintenus en survie.
TRENDELENBURG [57] utilise des fragments de muscle de ver de terre, Lumbricus terrestris, maintenus en survie, dont il enregistre graphiquement les contractions déterminées par la drogue en solution aqueuse. Le critère de l’activité est fourni par l’allure générale et le degré des contractions enregistrées, ou par le temps nécessaire pour amener la paralysie.
SOHNEIDER [51], dans son étude sur la santonine, publie une méthode s'adressant également au ver de terre, mais