‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 178 sur 356 · Gralian. decr., c. i, q. 7, c · texte numérisé non relu

Gralian. decr., c. i, q. 7, c

rinstruction de la cause. « Nous vous félicitons, leur dit-il, de votre zèle et nous vous savons gré de l'immense ardeur que vous déployez contre la perversité simoniaque, ardeur dont vous savez aussi enflammer les autres. Seulement nous sommes quelque peu surpris de vous voir, contrairement aux règles, suspendre votre adhésion à la communion de notre confrère de Pise, avant preuves établies... Dieu lui-même qui sonde les secrets, n'a pas voulu condamner les crimes de Sodome avant que la culpabilité des méchants ne fût manifestée évidente : Je descendrai, dit le Seigneur, et je verrai si se justifient les clameurs qui montent vers moi. Aussi, le bienheureux martyr et pape Evariste disait : Ne vous laissez pas émouvoir par des on-dit, et n'ajoutez pas foi à des récits publiés au vol sans preuves certaines, mais auparavant enquérez-vous avec soin, pour éviter la précipitation dans l'action. » Et le Pontife s'étend pour établir le rôle de la parfaite circonspection dans le discernement des accusations qu'il est si facile de porter contre un homme. Lui-même, dans la présente lettre, va montrer qu'il n'incrimine pas trop vite les accusateurs de l'évêque : « Nous sommes plein de vénération pour vos mérites et parce que nous sommes convaincu que vous avez agi ainsi par amour de la justice, nous le pardonnons avec une paternelle indulgence à vos intentions droites ^ » En outre, il ordonne que les vrais auteurs de l'accusation lui soient amenés à la prochaine fête de la Nativité de la très sainte Vierge.

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