Cf. RuNT, op. cU., p. 101, n
3. Aussi lorsque les chroniqueurs du temps relatent les persécutions commises contre les chrétiens^ ils les mettent en Syrie; un des témoins oculaires de la
c'est que la croisade fut prèchée non pour Byzance, mais pour le Saint Sépulcre.
Si Ton parla de la guerre sainte au concile de Plaisance, ce ne fut qu'en passant, car les décrets mêmes du concile n'en gardent pas trace ^ et encore ne fit«on aucune allusion aux Lieux Saints. Ce n'est pas de la guerre que l'on traita à Plaisance, mais de la paix^ comme le dit en propres termes Orderic Vital'.
II. — Rôle du Pape dan* la Croisade. — Pierre l'Ermite. — Le péril d'Occident.
Essayons donc de déterminer la part exacte qui revient à Urbain II dans l'idée et l'exécution de la première croisade, et examinons si on peut justement lui attribuer, avec le moine de Saint- André, l'honneur d'avoir « inauguré le chemin de Jérusalem 3».
La plupart des historiens modernes ont attribué un rôle par trop considérable à Pierre l'Ermite, puisqu'ils ont pris comme source Guillaume de Tyr, qui écrivait longtemps après la disparition de l'illustre anachorète. La valeur des témoignages de Guillaume de Tyr est loin d'être comparable aux témoignages fournis par les contemporains. Et on peut trouver étrange que les modernes soient partis de Guillaume de Tyr pour rectifier les sources. De Sybel a raison d'affirmer que le récit de celui-ci n'a nullement le caractère d'une source*. Les documents les plus autorisés sont évidemment ceux des auteurs qui ont été ou témoins oculaires ou contemporains des événements; ainsi
croisade, Raymond d'Aiguilhe, los place à Antiochc et dans le Liban • comme ayant été exercées dans les années qui précédèrent l'expédition. ■ (Alex. ep. spuriOj p. XXXVII.)