‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 221 sur 356 · Hebr., xi · texte numérisé non relu

Hebr., xi

réserve sa colère à qui il tient ce langage : « Mon indignation est passée pour toi, désormais je ne me fâcherai plus contre toi * ». Il conserve donctotit son amour et toute la ferveur de sa tendresse pour celle à qui il dit : « Tu seras une couronne de g-Ioire dans la main du Seigneur et un diadème royal dans la maison de ton Dieu : plus jamais on ne t'appellera désolée, mais l'objet de mes complaisances, parce que le Seigneur s'est complu en toi 2. »

« Eh bien! ce berceau de notre salut, la patrie du Maître, la ^f ère de la religion, un peuple sans Dieu, le fils de l'esclave ég^jrptienne, en est le dominateur par la violence et impose aux fils de la femme libre les dures conditions dont il aurait dû plus justement subir le joug.

« Mais qu'est-ce que dit l'Écriture? Rejette la servante et son enfant. La gent impie des Sarrasins, héritière des traditions du siècle, depuis longtemps fait peser le poids de sa tyrannie sur les Lieux Saints que les pieds du Seigneur ont touchés. Les fidèles une fois victimes de l'esclavage, les choses saintes sont devenues la proie des chiens, le sanctuaire est profané, le peuple de Dieu avili, la race choisie soumise à d'indignes corvées, le sacerdoce royal condamné à manier les briques et le mortier, la cité de Dieu assujettie au tribut! Qui ne s'attendrit, qui ne pâlit d'indignation en y pensant ? Qui donc peut l'entendre les yeux secs, frères bien-aimés ? Le temple d'où le Seigneur, dans la flamme de son zèle, chassait les vendeurs et les acheteurs de crainte que la maison du Père ne devint une caverne de bandits, est devenue la résidence des démons. C'est ce qui faisait la profonde désolation du grand prêtre Mathathias, père des saints Macchabées, quand il disait : (c le temple du Seigneur est comme un illustre inconnu, les vases sacrés de sa gloire sont emportés dans l'obscurité de l'exil ^ ». « La cité du Roi des rois, qui avait transmis aux autres l'incorruptible dépôt de la foi, est contrainte

L Ez(^h., XVI.

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