‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 246 sur 356 · Arbellot, Ibid., p · texte numérisé non relu

Arbellot, Ibid., p

dans plusieurs conciles pour n'avoir pas voulu se soumettre au décret qui les rendait sujets de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély. L'abbé de. ce monastère, Ansculfe, avait également prévenu le Pape. De Limoges, celui-ci avertit Tévêque Adhémar d'Angoulême, d'avoir à maintenir chez lui l'exécution des censures contre les religieux réfractaires ^ En même temps tout en assurant les possessions de Saint-Jean-d'Angély, il soumit à ^a dépendance le monastère de Bassac qui avait besoin de réforme '^. Plusieurs mois après, vers la fin d'avril 3, il fit honneur à l'abbé Ansculfe de visiter sa maison et lui confirma entre autres possessions, celle de l'église de Bury * que Gui de Beauvais avait gracieusement octroyée au monastère avec l'assentiment des chanoines de sa cathédrale et la haute bienveillance du roi des Francs ^.

Toujours préoccupé de faire rentrer les monastères sous la dépendance immédiate du Saint-Siège afin de s'en servir comme d'autant de moyens de réforme, nous continuerons à le voir semer les privilèges en leur faveur tout le long de sa route à travers la France.

C'est ainsi qu'avant de quitter Limoges, il accorde un rescrit de ce genre au monastère de Figeac, en écrivant à l'évêque de Cahors et à plusieurs de ses voisins pour blâmer les injustes spoliations des biens de cette maison ^. Le Pape déclare qu'il a appris les plaintes de l'abbé de Figeac et de ses frères au sujet de déprédations commises par les monastères voisins, par certains clercs et laïcs et aussi à propos de ceux qui auraient dû être les défenseurs et les tuteurs du monastère, et qui en ont au contraire été les pires déprédateurs. Il veut que ce que le pape Etienne II a fait soit maintenu 7.

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