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5. La royale abbaye bén(^dictine de Sainte-Scholastique de Juvigny-les-pames (et non pas Juvignac, comme dit M. do Brimont, Urbain II, p. 332) actuellement au diocèse de Verdun, fut détruite à la Révolution, à Texception de la maison des Fours qui est devenue actuellement le pensionnat des Frères de la Doctrine chrétienne. L'établissement fut relevé par les soins du comte Charles de Vassinbac-Imécourt, neveu de la dernière abbesse, Marie-Louise de Vassinhac- Imécourt qui, en 1792, disputa avec un courage héroïque à l'impiété révolutionnaîi"c les précieuses reliques de son couvent. — Sur l'origine de l'abbaye, cf. Gallia chrisUana, t. XIII, col. 615 sqq.
Arrivé à Avignon, le 22 juillet, le souverain Pontife séjourna quelques jours au monastère de Saint- André, situé dans un des faubourgs de la ville. Il y confirma la donation de la vallér Flavienne faite au concile de Nîmes, comme nous l'avons dit, par le comte Raymond, en faveur du monastère de Saint - Gilles ^. Le lendemain, pour témoigner sa reconnaissance à ses hôtes, il plaça sous la protection du Saint-Siège le monastère de Saint- André où il était descendu. S'il faut en croire les M. M. de Sainte-Marthe 2, la principale église d'Avignon aurait été cédée aux chanoines réguliers par Urbain II qui les favorisait partout de tout son pouvoir, et Alphonse, roi d'Aragon, alors seigneur de la province, aurait demandé à être compté parmi les membres du chapitre ^.
On n'est pas* non plus certain que le Pape se soit arrêté à Arles malgré le témoignage des histoires que nous venons de citer, ni qu'il y ait été reçu, comme on le dit, avec l'éclat d'une pompe extraordinaire par l'archevêque Gibelin qui faisait alors partie de l'escorte pontificale au retour du Pape en Italie. On sait bien que le Pape avait d'abord indiqué un concile à Arles, comme nous l'avons vu, mais il est également certain que at concile n'y eut pas lieu. On en peut juger d'après la lettre 56* d'Yves de Chartres, adressée à Philippe qui se plaignait de ce que, à la suite des deux conciles de Tours et de Nîmes tenus en France par le Pape en personne dans le cours de cette année, le légat Hugues de Lyon en avait convoqué un troisième après son départ. Mais, quoiqu'il soit prouvé qu'il n'y a pas eu de concile à Arles, il n'est pas invraisemblable que le Pape ait visité cette ville.
Peut-être s'y trouvait-il quand Guillaume, abbé du monastère de Montmajour situé près de cette ville, lui adressa une supplique contre les envahisseurs dos biens de son église. Ce
1. Et aussi les privilèges de Saint-Saturnin de Toulouse. AnaL, X, 553.