‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 285 sur 356 · Cf. DoM L'Huilier, Vie de $aint Hugues, p · texte numérisé non relu

Cf. DoM L'Huilier, Vie de $aint Hugues, p

n'étaient que la confirmation de ceux du concile de Clermont et des autres tenus en France pendant le séjour du Pape. C*est à ce concile apparemment que fait allusion un fragment de la lettre adressée par le Pape à Geoffroî, évoque de Magut*lonne et qui a pour objet de régler « ce qui a été promulgué au concile de Latran ^ »^ la manière dont seraient partagées les aumônes des défunts qui avaient désiré être enterrés dans les monastères 2. Au cours de cette assemblée, Tarchevêque de Trani demanda au Pape avec instance la canonisation du vénérable Nicolas le Pèlerin. Très confiant dans l'archevêque pour l'étude approfondie de l'affaire, il remit la chose complètement entre ses mains, selon ce qu'il en écrivit ensuite au clergé et au peuple de Trani 3.

Quant à la lettre importante que le Pape écrivit à Hugues de Lyon à la suite du concile de Latran, pour lui en faire part, elle manifeste une fois de plus la grande sollicitude du Pape à l'égard des églises particulières et son inébranlable fermeté à sacrifier les personnes aux principes : « Pour âme qui vive, lui déclare-t-il, nous no souffrirons avec l'aide de Dieu, que les sacrés canons soient impunément foulés aux pieds » ^. II le montre d'ailleurs dans cette lettre elle-même en félicitant le légat d'être son fidèle mandataire dans les diverses affaires administratives qu'il a eues à traiter. Ainsi, il le loue d'avoir agi sévèrement envers les évêques de Gap et de Die. Il lui fait savoir que lui-même n'a pas encore reconnu l'évêque de Limoges; il a jusque-là attendu par égard pour l'abbé de Gluny, qui s'est interposé en faveur du suppliant. Il l'assure que jamais il ne lésera en rien les droits de sa légation et qu'il n'opposera nullement à la justice de ses volontés d'évêque, même le poids de son autorité apostolique. C'est grand, cela! Il ajoute alors que ce que le légat a décidé par rapport aux évê-

1. Cf. DoM RuiNART, VUa Urb,y CCLXXXIV, et CalixL II, ep,, ,in Méni, do la Soc. arch. de Montpellier, V, 515.

Page 1