X AVANT-PROPOS
menta Germaniie de Pertz, la nouvelle collection des Monunienta Germanise historica^ les Annales de Baronîus et la Vie d'Urbain II de dom Ruinart.
Quant aux lettres canoniques inédites d'Urbain II que M. Edmond Bishop, de Londres, a découvertes au British Muséum en 1879, lettres que Lôwenfeld a publiées en partie dans un recueil spécial et dont M. Ewald a fait une étude dans le Neues Archiv, nous avons eu la bonne fortune d'en avoir entre les mains la copie faite sur les manuscrits par M. Bishop luimême.
M. Diimmler, de Berlin, actuellement possesseur de cette copie, a bien voulu nous la communiquer. Nous tenons à exprimer ici notre vive gratitude à l'un et à l'autre, en particulier au savant distingué de Londres dont la bienveillance parfaite et la haute compétence nous ont été d'un puissant encouragement.
Qu'il nous soit permis de remercier également de leurs conseils, l'éminent M. Léopold Delisle dont on vient de célébrer récemment le cinquantenaire à la Bibliothèque Nationale ; les Bénédictins de Solesmes, hélas! aujourd'hui en exil ; M. l'abbé Compant, vicaire général de Reims, à qui nous sommes redevable d'une très précieuse collaboration de la première heure, et d'autres enfin que nous voudrions pouvoir nommer ici. Il nous serait doux d'ajouter le nom de M. Paul Fabre, qu'une mort prématurée est venue sur-
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prendre au moment même où il nous promettait son concours avec tant d'empressement. Ses trop courtes indications nous ont d'ailleurs amplement servi. Et l'on verra comment, à propos de l'exemption des moines, nous avons utilisé sa remarquable étude sur le Liber censuum.
Afin d'apprécier plus justement les œuvres du Pontificat d'Urbain II, il était opportun de mettre en relief, selon le degré de leur valeur, certains faits historiques. C'est ainsi que nous avons attaché quelque importance, par exemple, à la part qui revient au Pape dans le perfectionnement du style de la chancellerie, puis relativement au rôle des Normands dans la politique pontificale et la civilisation chrétienne , enfin à celui de saint Anselme de Gantorbéry dans la réforme.
Quant à la grave et capitale question de la croisade, nous avons essayé d'en dissiper les obscurités en nous appuyant sur les conclusions de M. Hagenmeyer dans son livre sur Pierre V Ermite et de M. le comte Riant dans les Archives de V Orient latin. Nous n'avons pas cru devoir modifier ces conclusions, malgré la divergence de sentiments, sur des questions d'importance relativement secondaire, d'historiens plus récents, soit chez les Allemands, soit chez nous. Ainsi, malgré l'étude si sérieusement personnelle et si documentée de M. Chalandon sur le règne à' Alexis I^^