‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 307 sur 356 · Mansi, XX · texte numérisé non relu

Mansi, XX

:j. D. Martkne, Ampliss. Coilrc.,l\% 1013.

mandait aussi, ou de chasser, s'il était possible, cet envahisseur de leur église, complice de Guibert et d'Henri, ou de lui refuser obéissance comme à un indigne. En tout cas, ceux qui auraient le malheur de communiquer avec lui ou avec le pseudoabbé , encourraient les censures de l'Église. Thierry , au contraire, Tabbé légitime, devenait le paratonnerre et le lieu de refuge : tout schismatique désireux de se convertir pouvait trouver sa grâce auprès de lui *.

C'est encore ainsi qu'à Rome, les bénédictins de Sainte-Prisque, sur le mont Aventin, avaient été expulsés de leur église par les sectaires. Dès 1062, les abbés de Vendôme possédaient la dignité cardinalice du titre de Sainte-Prisque et, depuis ce temps, l'administration de cette église leur avait été confiée. Il tardait ou Pape de réparer l'injuste usurpation des Guîbertistes. Dès son retour à Rome à la fin de novembre de cette année 1098, il restitua Sainte-Prisque à Geoffroy de Vendôme -. Il est probable que Geoffroy de Vendôme se trouvait à Rome, lors de la rentrée du Pape chez les religieux de son ordre. Dom Ruinart pense que c'est à ce moment-là qu'il intervint auprès du souverain Pontife ^ pour l'éclairer au sujet de l'administration de l'évêque d'Angers, Geoffroy II. On reprochait à ce prélat d'avoir reconnu et béni comme abbé de Beaulieu un jeune homme à peine sorti de l'enfance et inhabile à diriger un monastère. Geoffroy reconnut sa faute et l'expia au milieu des jeûnes et des austérités dans l'abbaye de Cluny. Geoffroy de Vendôme se fit aussi un devoir d'intervenir auprès du Pape qui l'honorait de son amitié, pour défendre Yves de Chartres contre certaines accusations portées contre lui, sans doute au sujet de la suprématie lyonnaise, question toujours brûlante au sein de l'épiscopat français'*.

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