Domnizo, Vit. Math,, 1. Vil, c. xi, xn
Orderic Vital, parle de la même manière de sa mort et du deuil universel qui Taccompagna. « Sa vie et ses œuvreSy dit-il, furent confirmées par l'éclatante manifestation de deuil et de regrets dont sa mort fut suivie^ non seulement à RomCj mais dans r univers entier. Il y eut jusqu'à des schismatiques qui honorèrent de leurs lamentations la perte de ce grand et saint pontife. »... « Le pape Urbain^ brillant comme une lampe ardente dans la maison du Seigneur^ et chassant les ténèbres du cœur des mortels, par l'éloquence de ses prédications et Véclat de ses vertus^ rendit impuissants les efforts du schismatique Guibert. » Enfin il nous le montre rendant son dernier soupir au milieu des transports d'une sainte joie, sancte tripudiantem obiisse *.
Berhard, au xii" siècle, disait encore qu'Urbain avait été inspiré par le Saint-Esprit pour désigner son successeur Raihier *.
Bérard, auteur de la chronique de Casaurie, au même siècle lui donne le titre de « bon pasteur, d'amant de la chrétientéy de défenseur de la foi » et l'appelle « sanctum Urbanum ^ » .
L'année même de sa mort, 1099, Laurent de Liège écrit dans les « Gestes des évêques de Verdun » : « Le pape Urbain qui avait succédé à Victor, très ardent défenseur du privilège ecclésiastique contre la puissance césarienne^ et le vénérable Rodulphe abbé, sont morts d'un heureux trépas *. »
Berthold, le continuateur d'Hermann Contract, racontant sa mort, lui donne le qualificatif de Vénérable ^.
Yves de Chartres, dans Mabillon, Tappelle « beatœ mémorise papœ Urbani ^ ».
Pierre Diacre, dans la chronique du Mont-Cassin, l'appelle : it Urbain, pape de sainte mémoire^ d'une prudence consommée^ homme vraiment apostolique'^ ».