FÉTIS, op, cit.j p
i. « 0 Marie, Mère de Dieu, Dieu est tou ûls et ton Père; notre Dame, prie pour nous ton Fils glorieux, ainsi que le Père; prie pour ceux qui sont à toi. Ne refuse pas de nous secourir. Tourne-toi vers nous et vois nos pleurs.
J ^ J rJ j J
Domna
pre - ift per nos
To fil-lo gio-ri - os.
Atquesemper Virgo
Fe - lix cœ - li por-ta.
La troisième phrase est assez difiérente; mais, en revanche, la quatrième est tout à fait semblable.
Ce chant religieux en Thonneur de la Très Sainte Vierge s'harmonisait naturellement avec les sentiments de tendre piété qui animaient les chrétiens du moyen âge à Tégard de la Mère de Dieu^ sentiments qu^Urbain II avait maintes fois encouragés, comme devait faire dans la suite saint Bernard, un autre prédicateur de croisade.
Spécimen de la Rota
Nous reproduisons ci-dessous un fac-similé de la RotUy ou 4S1qnum papse, d'une des bulles d'Urbain II.
La Rota figure au bas des grandes bulles. Au centre des deux cercles concentriques, se trouve une croix formée de quatre rayons se coupant perpendiculairement, avec, dans les quartiers du haut, les mots : Ses. Petrus, Ses. Paulus, et, au-dessous, le nom du Pape.
Entre les cercles concentriques on lit ces paroles : Sce, Basole, legimus, firmavimus.
Généralement les Papes traçaient de leur propre main la croix qui précède la devise, peut-être aussi, mais moins probablement, la devise elle-même.
Cette Rota, comme le sceau de plomb que nous avons reproduit en tête de cet ouvrage, figure au bas d'une bulle accordée par Urbain II au monastère de Saint-Basle (diocèse de Reims) et datée de Crémone, le 14 octobre 1098.
Nous devons à l'obligeance de M. Demaison, archiviste de la ville de Reims, la communication d'un fac-similé de ces deux pièces intéressantes.