Ergo sudores aiiiittos at(|uo laboros
Tantos, pro Christi qiios nomin»* siisliniiisti?
Ne titubes! piigna! — Domnizo, Vil. Math., 11,7. Watteuich, 1,588.
Les prévisions du moine allaient se réaliser. Irrité, Henri lança soJi fils au siège de Miinlevii». Ce fils dont l'historien Domnizo nous tait le nom, ftit tué dans Tuttaque. L'empereur, obligé de levf^r le siè^^e, dut renom it à la concentration de ses forces
• sur Modèn^^ Après avtïir rendu sommairement les derniers « devoirs a son malh<*ureux fils, il feignit de gagner Parme, d'où I îl espérait aller surpi^eiidre Matliildeà Canossa. Mais celle-ci,
ayant eu vent d<' ce projet, abandonna la forteresse et partit
* avec des troupes.
Henri approchait de Canossa, Peut-être songeait-il à y laver dans le sang ce qu'il [it^nsait être sa vieille injure*. Il ne réussit qu'à y perdre beaucoup de ses sol^lats et même à y laisser sou étendard que les soldats de Mathilde suspendirent comme un tn^phée dans Téglise du chatt^au. L'empereur, après cette desii^nlc malheureuse, ramena son ai^mée en deçà du Pô, Avant la tin de Fhiver, Mathilde avait recouvn' tout ce qu'elle avait perdu au midi de ce fleuve, tandis que Tascendant de l'empereur déclinait comme le succès de ses troupes, A vrai dire, à part les simoniaques et Ir^s Nicolaîtc^s, Henri comptait bien peu de partisans.
Cepeudaut, roi dépos^sédé, Urbain II voyait l'univers catholique à ses pieds. Quoique errant et dépouillé de tout, il fallait que son dénuement n'affaiblit jioiut son prestige, pour qu'il attirât à lui les rois eux-méuirs. Dans ce m(*?iue temps en effet, vint recourir à sou arbitrage, Éric, le roi de Danemîirk ^^ obligé de quitter ses Etats par suite des agissements de l'archevêque de Hambourg, partisan avéré de Tempert^ur, Sur de vagues soupçons. Tare lie vétjun avait ^iieurici'- d'excHUinmnier le roi. Celui-ci, prévi^nant la sentence, eu a|ïpela à Rome et vint lui-même chercher un refuge* auprès du souverain Pontife. La question mûrement examinée fut résolue i^i sa faveur ^.