Lupcs Photospata. M. G. SS., V. 62 ad ann
4. Il accorda, le U octobre, (quelques privilèges nouveaux à Bruno et Lanuin (qu'il ne faut pas confondre avec Landuin, le prieur de la Grand<»-Chartrpuse) ol confirma la possession du terrain octi-oyé aux ndigieux, dans le pays de Squillace. par le comte Uoger et reconnu par IV-vèque Théodore. Pfluok-II., lier., p. 5«.
à rester dans les bonnes grâces des grands au prix d^une lâcheté; jamais il n'aurait dissimulé leurs désordres ou favorisé leurs passions coupables pour se ménager un appui dont il avait pourtant un si pressant besoin.
Philippe I*% que Grégoire Vil avait déjà menacé des peines les plus sévères parce qu'il s'était fait le complice de la simonie et le trafiquant des dignités ecclésiastiques, venait d'achever de salir sa couronne en contractant un mariage sacrilège. Uni depuis de longues années à Berthe de Hollande, bellefille de Robert le Frison, il avait, vers 1092, répudié cette épouse légitime, pour s'allier à la femme de Foulques le Rechin, comte d'Anjou, Bertrade de Montfort, dont les artifices et la beauté l'avaient séduit ^ Aveuglé par sa passion, le roi s'imi^inait trouver des motifs suffisants d'invalidation pour annuler son premier mariage. 11 n'y avait aucune difficulté du côté de Bertrade, car n'étant point légitimement mariée à Foulques, elle était libre de contracter une nouvelle alliance. La question du divorce royal était autrement délicate.
Philippe mit en avant un prétexte de parenté. Il commença par reléguer Berthe à Montreuil-sur-Mer et s'appliqua à gagner à sa triste cause les évêques de son royaume. Il réussit malheureusement à en séduire plusieurs '. Sans doute il s'attendait à rencontrer, comme un mur de résistance, le plus influent et le plus écouté des évêques des Gaules, Yves de Chartres. Aussi n'épargna-t-il rien pour l'assurer à son parti. Mais on ne force pas les remparts d'airain. Gomme il arrive toujours en ces circonstances, le roi prétendit avoir pour soi l'approbation du Pape et de quelques évêques, en particulier de l'archevêque de Reims et de ses suffragants ^. Les passions et les erreurs ne vont jamais sans parler le langage' du droit et sans