In Chron. Malleacensi. Ruinart, VU, Urb., CXXXVIII
4. Là il délivra, le 11 novembre, une bulle en faveur des chanoines réguliers de Saint-Quentin de Beauvais {AnaLjur, pont., X, 531); une auti*e, le 20, à Baudry, abbé de Bourgueil, futur évêquede Dol (Anal., ibid., 533), et une troisième à Roger, évoque de Syracuse, sacré par le Pape lui-même, évêque de cette ville restaurée par le comte Roger. (Pirri, Sic. Sacr., I, 617. Seulement il faut lire : le 15 des calendes de décembre, au lieu de : calendes de décembre. — Coquelines, Bullar, CollecL, 11, 77.)
5. Hoc tibi dico quia menso novembri cum eo Romam pacillce intravi... ibi adhuc moratur et adversarios Roman» Ecclesiœ quantum Deo donantc praeva* let obluctatur. Ivox, ep. 27.
0. BERX01.D, Chron. M. G, SS. V, 457, ann. 1094. On sait que Bernold commence Tannée à Noël.
Sainte-Marie Neuve où celui-ci s'était retiré avec sa suite. Une vraie piraterie s'exerçait aux alentours. Le Pontife, prisonnier, voyait le pont du Tibre intercepté et ses fidèles enfants empêchés d'arriver jusqu'à lui. Bien plus, un de ces attachés à la cause pontificale venait-il à tomber entre les mains de ces barbares, il devait s'attendre à lacaptivit(î ou à la torture. 11 en arriva ainsi à un envoyé de Gebhard de Constance, l'abbé du monastère de Saint-Pierre, en Allemagne. Un autre abbé, d'Augsbourg, ne parvint auprès du souverain Pontife qu'en se déguisant en laïque. Si Geoffroy de Vendôme réussit lui-même à l'atteindre, ce ne fut qu'à force d'habileté : ainsi , pour tromper la méchanceté des ennemis, il dut, comme il le raconte lui-même, se faire le serviteur de ses propres domestiques^ ».
Geoffroy, abbé de la Trinité de Vendôme, était en effet arrivé à Rome peu de temps auparavant pour apporter du secours au souverain Pontife. Il avait reçu, l'année précédente, la crosse abbatiale des mains d'Yves de Chartres ^. Il trouva le pape retiré dans la maison des Frangipani. Les Frangipani étaient comme les châtelains héréditaires du Palatin. Ils en arrivèrent à occuper la Via Sacra, à envelopper de leurs contreforts le Colisée, les arcs de Constantin, de Titus et de Janus avec le grand cirque et le Palatin presque tout entier. Plusieurs monuments antiques avaient été transformés par eux en tours féodales. C'était comme une nouvelle Roma quadrata. Les Cencius et les Léon Frangipani étaient une véritable puissance. Les Cencius, en particulier, étaient « une famille des plus turbulentes et souvent divisée en deux factions hostiles. Quand un parti l'emportait, tours et palais des adversaires étaient bouleversés de fond en comble^ ». Baronius, d'après Pandolfe, appelle les tours de