MMM
préfère supposer oubliés les mots o <^r> avant p=^ ) en eux, pour
faire être les soldats (sic), et tous les êtres, en ordre ( VyA = II
en son temps I / if^'T le disque a été ici remplacé fautivement
par £^\, par sa force ( \J l r- > *~ = Ji £ fla^ j en tranquillité
(<CZ> l f] voir plus haut). Les redevances (["[]) JbJl = /* 1./2 ,
dont j'ai depuis longtemps précisé le sens de demander dans ma Revue Egyptologique, et qui traduit ici ce qu'on redemande, les redevances — car la version démotique porte ten qui a toujours cette signification dans Rosette et les autres
textes) des hommes d'Egypte et les dettes ( (I ls\ o = (I ^g\ ^ p^ =
Ys\ a r p signifie proprement tout ce qui a été retranché et tout ce qui
manque) de tous ceux qui sont en sa grande puissance dans sa totalité — sa Majesté les mit à terre (les supprima), alors qu'elles faisaient chose si grande que point chose comparable à leur quantité. Il protégea les prisonniers (les pris) qui
étaient en prison, rejettant f | <|\ \\ = 0 U& \ /] = g^IOTl) toute
personne d'entre eux — (désormais) en repos — loin de tout ce qu'ils avaient fait, etc."
Voici ce que porte le texte démotique : —
" Etant son cœur généreux envers les dieux, il fit (être) argents nombreux, blés nombreux aux temples d'Egypte, faisant dépenses nombreuses pour faire être la tranquillité en Egypte, pour rétablir les temples. Il fit cadeaux aux forts (aux guerriers), qui dans toute sa puissance suprême. L'impôt {hoti), la redevance {§kar) qui étaient établis en Egypte, une quantité (ouon) il en supprima, une quantité [puon) il (leur en) céda le dessus, pour faire être le peuple (ou les troupes, car le
mot démotique a le double sens, tandis que Aaôç du grec ne l'a pas) et tous les autres hommes heureux sous son règne. Les redevances {tenu) que redevaient {ten) les hommes qui en Egypte et tous ceux qui dans sa puissance royale — étant arrivées (mot-à-mots : étant fait aller) à quantité — il céda à eux. Les hommes qui étaient emprisonnés et ceux qui étaient accusés depuis temps nombreux, il les exempta ou les renvoya, les fit s'éloigner, car oui a ce double sens)."
Nous venons de parler du sens "redevance" qu'a ten en démotique. La phrase suivante nous donne ce mot avec ce même sens en hiéroglyphes. Voici d'abord ce que portait le démotique, tel que je l'avais publié pp. 16 et 17 de ma Chrestomathie :
" Il ordonna aussi cela par rapport aux prêtres : de ne pas leur faire donner leur redevance {ten), pour faire (devenir) prêtre (le tiXmjtikqv du texte grec) plus qu'ils ne donnaient à la première année sous son père."
Les hiéroglyphes ont :
1PM«=»Ê4\£S3:fllk
" Il ordonna aussi que point l'agent royal (le xer^ot du r°i) ne remplisse {sic) (n'accroisse la redevance {tenu) (à percevoir) de la main des prêtres plus qu'ils donnaient jusqu'à la première année de la Majesté de son père auguste."
Dans la suite les corrections seraient beaucoup plus considérables encore que celles que nous avons cru devoir faire pour ces passages à la version rétablie comme correcte par le savant collaborateur du Recueil de Maspero.
(23) Voir particulièrement l'article déjà cité de M. Guieysse, sur les textes agricoles, etc. , dans la Revue Egyptologique, sixième année.
(24) La prononciation xe admise par Brugsch {Dict., 1145), et plus tard par Eisenlohr, est inadmissible ; jamais le signe du bois ne s'est écrit ainsi en démotique.
(25) Ce mot ttïjxvç, "coudée," est l'unique traduction grecque de £/,. £J^, qui cependant vaut le 100e de l'arroure, c'est-à-dire cent coudées carrées. C'est pour cela sans doute qu'Horapollon (1, 5) donne 100 tt^%vç à l'aroure, mesure de 100 coudées de côté, 10,000 coudées carrées (c'est-à-dire de cent ^> /, 4 1 1£ T ou ît^x^c, ou coudées d'aroure).
(26) Il existe aussi dans plusieurs textes du Louvre, une mesure appelée meh-ah, "coudée d'aroure" (avec le mot ah = aroure exprimé). Mais aucun calcul ne nous permet encore d'en fixer absolument la contenance et de voir si elle était identique au meh-aten = irrjxvç.
(27) Brugsch, £>ict.,p. 1145 : Aten était lu par lui aru et arp lu arru, toujours avec le même sens " aroure."
(28) Brugsch, Grammaire Démotiqzte, pp. 40, 55, 85.
6o Un Papyrus Bilingue du Temps de Philopator.
(29) %—) est une ligature de £ ) ou £) ou a réuni le r au p. Confer: Îam^J = ^.pUe j===J, temple.
(30) Die Felder- Texte von Edfu, pp. 10, No. II.
(31) C'est la même forme £/y.^ ) «r/, qu'il faut lire dans l'Oslracon du Musée
de Berlin, P. 76, paraissant assez mal écrit et dont je n'avais qu'un fort mauvais fac-similé lors du second article sur les " Tessères bilingues," que nous avons fait paraître, Wilcken et moi, dans la Revue Egyptologique, VI, I, p. 7. Il s'agissait encore de 10 Ktpa^'iov de vin, uivov Kepcifim êéica, ce qui est rendu en
deux seuls mots ^ £/;.% ) au lieu de trois mots que porte le grec. Arp signifie,
en effet, mesure de vin.
(32) Voici ce bilingue : —
{o\/o\ i" **"} -"*i %. f- «" < ft*0 1 b & v" ^3
TtCf A-pec /^-^
U U.% K^ICcnOOC c- n (-1 tf (r
Le démotique se traduit ainsi :
" A apporté Lysimaque, fils d'Aplou, à la porte du roi, pour la parole (l'indiction) du roi en l'an 27 de César, épiphi, selon 4 mesures a, dont la moitié est 2, 4 mesures a, je le répète. Voici réception du compte. Écrit en l'an 27 de César, épiphi 5. A écrit Panofré, fils de Pséamen."
Quant au grec, Wilcken remarquait (loco citato) que la sigle qui précédait le mot Ttaaapiz est celle de l'artabe de froment. Notons que dans le bilingue 12640 la mesure a désigne les àprâ{iaç Kpidrjç au lieu de désigner les àprâfiaç
TTVpOV.
(33) Cette mesure a ou artabe se trouve d'ailleurs dans une multitude d'autres papyrus ou ostraca, du Louvre ou des autres collections, soit avec le déterminatif
) . S) s°it avec le déterminatif £/, soit avec le déterminatif / ,ou )'. Ce dernier signe est même employé parfois comme idéogramme de l'artabe avant sa transcription a. On le trouve, par exemple, sous cette forme <j \ dans la Tessère 7867 du Louvre {Revue Egyptologique^ IV, iv, pi. 1 1).
Notons que selon l'assimilation expresse fournie par le n° 7891 bis du Louvre, 16 mesures a écrites de même équivalaient à une mesure tena (dont le double était à peu près la grande mesure copte appellée A^lïITG, d'après la contenance exacte qui nous est donnée par une inscription, et que j'ai étudiée dans une lecture faite à l'Académie en 1870). Le calcul du n° 7891 bis est, du reste, confirmé par une créance de ma Notivelle Chrestomathie démotique (p. 123), où il est dit qu'y compris l'hémiobon, on paiera en cas de retard 24 artabes par tena. En effet, le tena a 16 artabes, et en ajoutant la moitié en plus, ce qui est toujours fixé comme amende de retard, cela fait 24 artabes. Tandisque l'artabe égale
Un Papyrus Bilingue du Temps de Phiîopator. 6 1
un quart de coudée cube, chaque coudée cube repésentant 4 artabes, le tena égale une mesure ayant pour base un carré de deux coudées de côté (c'est-à-dire un peu plus d'un mètre) et pour hauteur une coudée. Sa contenance totale est donc d'un peu plus de la moitié de notre mètre cube, tandisque le A<LûlÏt1 6 de l'époque copte contiendrait un peu plus de notre mètre cube.
Je corrige à ce point de vue une petite erreur qui m'a échappé dans le premier des comptes du papyrus Passalacqua. Dans ces comptes intervient sans cesse la préposition ten "par," fort bien traduite d'ordinaire par moi, mais que j'avais réunie une fois au signe des mesures de manière à en faire la mesure ten. Cette erreur ne change du reste rien au calcul. Mais il ne faut admettre dans le texte de ce papyrus que la mesure principale, mesure a ou artabe, son sixième, le OÎTOIITC et "la mesure nouvelle," probablement quelque médimne grecque contenant 9 OHOITie au lieu de 6.
Quant à la proportion comparative de l'artabe ou mesure a et des autres unités métrologiques, je l'ai longuement établie dans le numéro il de la 2e année de la Revue Egyptologique, dans lequel j'ai expliqué l'ensemble des poids, mesures, et monnaies égyptiens et hébraïques, (voir au sujet des mesures mes articles sur : Les Données Métrologiques des prêts de blé, pp. 150 et suiv. ; La Tenue des Livres, pp. 154 et suiv.; La Valeur de V Huile, pp. 162 et suiv.; Les Mesures de Capacité, pp. 165 et suiv.; La Comparaison des Mesures Egyptiennes et Hébraïques, pp. 187 et suiv.)— ensemble complété, depuis (IV, IV, 193-194) à l'aide d'une découverte confirmative, à moi étrangère.
Le système des mesures de capacité avait pour unités principales primitives, en Egypte, en Judée, et en Chaldée : i° le "Iftïn {chômer) ou grand gomor des métrologistes grecs comprenant dix ephas, et équivalant à 5 artabes ptolémaïques ; 2° le gur (cor chaldéen) identique à la mesure sacrée des contrats ptolémaïques Thébains, à la mesure appelée cor dans les papyrus grecs d'époque bysantine publiés par Wessely et à la mesure ardeb des arabes d'Egypte comprenant 5 pi chaldéens ou éphas hébreux ; 30 le double épha, ou artabe ptolémaïque ou mesure a des textes démotiques (dont le double était la grande mesure ++ de Chabas) ; 40 Vapet ou ape 0 ^ ,."^ ou pi chaldéen ou HD^ épha hébreu ; 50 le hin (pîl) hébreu, grand hin des métrologistes grecs, hin des contrats démotiques, — s'assimilant au x0VQ des papyrus grecs, — (qu'il faut bien se garder de confondre avec le petit hin égyptien de Chabas, que les mêmes métrologistes grecs nomment iviov et qu'ils comparent au £t <rrr]ç) : grand hin formant le 6e de l'épha — et le double de la mesure fractionnaire ptolémaïque assimilée par nous au OîtOITie copte— et dont on retrouve également la contenance dans une mesure divisionnaire chaldéenne ; 6° le qa chaldéen, 1\> qab hébreu, 180 de l'épha ou pi,— ayant aussi son correspondant dans une sigle démotique équivalente au x0lvl% d'époque ptolémaïque ; 6° le log Vv> hébreu ou XoK, égyptien, T\ de l'épha, T^T de l'artabe ptolémaïque, assimilé expressément en hébreu au cotyle par les Septante, comme il est assimilé, en égyptien, au cotyle par les bilingues copto-grecs (ou par les textes démotiques).
Nous avons dit également que, par suite d'une réforme opérée par les Ptolémées alors qu'ils possédaient la Palestine, les mesures hébraïques ont été réduites de moitié, comme le prouve le calcul de la mer d'airain, fait par Saigey (Metr., p. 20)
— ce qu conduisait assimiler l'artabe ptolémaïque ou mesure a au balh-epha, le hin hébreu au double du grand hin égyptien, et le log hébreu au double du lok copte et au 72e de l'artabe.
A cette époque où l'unité principale était devenue en Egypte l'artabe, au lieu d'être Vapé-epha, le cor, la " mesure sacrée " des textes démotiques, équivalant à 5 artabes, était bien en parallélisme avec l'ancien gur ou cor chaldéen équivalant à 5 pi-ephas.
(34) Notons que ce mot KEpa/aoi' a été égyptianisé pour l'huile, dans un papyrus du British Muséum portant : " Tekhem (huile de ki/ci) Kepà/xiov 3^ (ce que fait) 36 outen (ou argenteus de cuivre) ^ ^ ^ TV .u ))) Cb /o— 3 »» ^D **— + •
(35) Le mot £/,. £ ) aten est employé aussi fréquemment dans le sens de sol
en dérnotique, avec la même orthographe : voir à ce sujet une des notes de mon
" Poème Satyrique" On a aussi alors l'orthographe £/,. ± n, ) (conf. eiTH
P.OO"n~rt). Voir mon Poème Satyrique, p. 200 et suiv. 247, No. 9 du 3e fas cicule de mon Corpus Papyronum, k. Koufi ix. 31, etc. Enfin dans le décret de
Rosette {Chrest. dem., p. 27), r\ ten f ) traduit "plaine" {rà irtSia), et c'est avec
ce sens qu'on retrouve ten dans un contrat de Darius Codoman. On pourrait donc traduire m eh aten " coudée de terre," ou de plaine, en donnant à ces mots le sens spécial que nous avons dit. La coudée de plaine est la grande coudée de 100 coudées carrées, et la coudée cFarea ou de grange, la petite coudée carrée.
(36) Je suis obligé de me servir du caractère d'impression de Brugsch^ caractère fort mauvais, qui ne possède ni le chiffre 2, ni les formes correctes du chiffre 9, de la fraction -| etc. et, à plus forte raison, celles des nouvelles fractions dont j'ai à parler. Je me suis dont contenté ici — comme d'ailleurs dans tous les mots ou textes composés en caractères mobiles dans ce mémoire — d'approximations lointaines, puisque le caractère est trop incomplet pour qu'on fasse mieux.
(37) Il faut remarquer que les f sont écrits ici zy au lieu de ^ /. Nous avons
eu l'occasion de noter plus haut que le u= p — ^L^ = CJ s'écrit souvent / en
démotique, et nous verrons plus loin que la sigle y = i est écrite aussi y dans notre papyrus bilingue,
(38) Je corrige ici les traductions alors données par moi.
(39) Il ne faut pas oublier que 9 s'écrit ^ et 1 en démotique.
(40) Il avait exprimé les mêmes incertitudes dans son édition du papyrus mathématique Harris. Il tendait même alors visiblement à voir dans le %^> une chaine de 100 coudées et dans le sat ou set-ah l'aroure, assimilation qu'il fait expressément dans son lexique spécial du dit papyrus.
(41) Il arrive cependant souvent que les chiffres viennent après le mot setah complet, nous en avons de nombreux exemples dans les stèles de donation du Louvre, parmi lesquelles nous citerons celle-ci, qui fait suite, ainsi que deux autres, aux stèles delà collection Posnoet de M. Cattaui, depuis longtemps publiées par nous. Dans le Ier registre le roiPsammétique est debout devant le roiHormerti de Pharbœtus,et lui
offre un champ jjjjjl avec la légende : | J -— ^ ° ^ ^zS J
Aï -
dieu bon Psammétique donne son champ à lui
(au dieu) doué de vie." Vient ensuite le corps de l'inscription portant
— , fl IJjk V / A û /Wv/Wv Y 0 I A \>ûû /WWSA I 1 fl
L'an 8 du dieu bon, seigneur des deux pays, Psammétique, qui aime Hor de Pharbœtus— le grand prince Uer aa emhat Petichons a donné 10 aroures pour vivifier les portes du grand domaine sacré ( Ta hotep n-aa) en l'approvisionnant ( Tefa
pour T'efa) avec ses biens (mot-à-mot: ses paroles ou ses chose (!(<!>. X6
C£.Xl) qui dans la compagne de la ville de Bat-hor — Au sud-est Taartc ; au nord Tarobt-Amen; à l'occident le grand chantre Aaneba et Pebespheb ( entrée de la charrue) ; à l'orient les veilleurs {naresu). Celui qui osera toucher la vivification de la porte d'Osiris (à ce qui aura été donné pour vivifier la porte du domaine sacré, c'est-à-dire pour permettre de vivre à l'administration de ce domaine appelé porte, comme le drjaavpôç, ou '■'■porte des blés" de l'époque ptolémaïque), le dieu Hormert détruira son ciel, détruira sa vie, détruira sa femme et ses enfants !" Dans une autre donation analogue faite à Hormerti du temps du roi S'abaka, il
est aussi question de Hs\ o x -Jj5 c'est-à-dire de 5 aroures. Ici encore
4 M> Xûû MIN
Ah set forme un seul mot composé — et cette fois comme clans beaucoup d'autres cas — sans déterminatif intermédiaire, ce qu'un de mes éminents collègues croyait naguère impossible.
(42) Jotirnal Asiatique, p. 370; Lepsius, Dcnk., II, VI.
(43) Lepsius, Denk. II, VII ; Jotimal Asiatique, p. 387.
(44) Je maintien la leçon <ZT> de Lepsius, et j'y vois la forme verbale correspondante au J. démotique, signifiant " étant."
(45) 0 p — h — z=l £C, Cela répond à la troisième personne du féminin, employé pour le neutre.
(46) Denhnaeler, II, pi. VI, et Maspero, Journal Asiatique, p. 367.
(47) Les terres I {sic) J 1 ' 1 Se, sont opposées aux termes ( Q ) X <
Xato, venant du domaine de la donation royale. Ces dernières paraissent être des terres de jardin, et les autres des terres de champ ; je n'admets nullement, pour ceci, ni l'explication de Maspero, ni celle de Brugsch (conf. Journal Asiatique, p. 391 et suivantes).
(48) Denkniaeler, II, III ; Journal Asiatique, p. 324.
(49) Qu'on me permette de donner ici, d'après ma leçon d'ouverture du cours de droit égyptien du 20 décembre 1890, un résumé général des enrichissements d'Amten :
" i° un ordre fut donné de lui apporter (c'est-à-dire de lui faire acquérir par rescrit royal) 4 aroures : c'est-à-dire, comme le texte hiéroglyphique l'explique ailleuis plus en détails, 200 coudées sur 200 coudées ; ce qui fait bien 4 aroures selon le calcul dont les bases nous ont été fournies par Hérodote ;
"20 il attacha à ses pieds deux nomes: c'est-à-dire qu'il y remplit diverses fonctions et occupa {Kher-nef) pour ces fonctions douze domaines {nui) dans un de ces nomes et dans deux autres ;
"30 il acquit {an nef) en équivalence ou en rétribution {asu) 200 aroures de terres labourables avec les paysans qui les cultivaient. Sur ces 200 aroures, il donna {tu nef) 50 à sa mère pour sa pension alimentaire et il y bâtit une maison pour ses enfants. Il mit aussi 'sous eux,' selon les expressions du texte, par la permission d'un décret royal, toutes les places dépendant d'un des nombreux châteaux royaux administrés par lui : tandisqu'un décret royal faisait scribe d'un magasin d'approvisionnements Vun cTeux (il faut comprendre ainsi se oua et non pas le traduire ' fils unique ' puisque le texte indiquait au pluriel les enfants d'Amten, mesuf, avec l'affixe f, qui montre bien qu'il ne s'agit pas des enfants de sa mère) ;
"40 enfin, comme enrichissement surajouté, 100 sportules sortirent chaque jour pour Amten du château de la reine-mère."
Maspero, dans son travail, d'ailleurs fort remarquable, sur l'inscription d'Amten, ne me parait pas avoir bien compris la suite de ces enrichissements successifs et momentanés d'Amten. Voici comment, au point de vue de l'état des biens, se divisent et se comportent les textes en question.
Les chiffres généraux de tout ce qu'a acquis Amten sont indiqués dans le texte reproduit pi. 6 de la 2e partie des Denhnœler de. Lepsius. On y énumère successivement les 4 aroures (ou 200 coudées sur 200 coudées) concédées par rescrit royal ; les douze domaines occupés par Amtem pour ses fonctions diverses dans trois nomes ; les 200 aroures de terres labourables reçues par lui en asu.
Puis, dans le texte de la pi. 3, on voit ce qu'il fit des 200 aroures reçues en asu, — termes répétés avec soin, — aroures dont il donna 50 à sa mère, etc.
Enfin, dans la pi. 7 (pour laquelle la traduction de Maspero nous paraît devoir être très largement corrigée), on voit comment il aménagea les 4 aroures ou 200 coudées sur 200 coudées concédées par rescrit royal — ceci est encore répété avec soin — qui formaient sa maison avec jardin et où il ajouta de nouvelles
vignes, en dehors de celles qui existaient déjà, et étaient notées dans l'inventaire général annexé à la charte royale (pour éviter toute dépréciation causée par négligence à ce domaine, appartenant toujours au roi).
Chacune de ces acquisitions est donc répétée deux fois : " i° dans l'énumération générale ; 2° dans un texte plus détaillé.
"Quant aux douze domaines représentant le traitement d'abord alloué à Amten pour ses fonctions successives, et qui sont indiqués dans l'énumeration générale avant l'acquisition en équivalence des 200 aroures, on n'en parle plus dans la suite, peut-être parcequ'Amten ne les occupait plus."
Cette question de l'occupation ou de la propriété des terres à cette époque, j'en traite longuement dans ma leçon d'ouverture de mon cours de droit égyptien à laquelle j'ai emprunté ces détails ; mais elle n'aurait pas sa place ici. Qu'il me suffise de lui emprunter encore les explications des termes juridiques relatifs à cette appropriation. Ces termes sont : i° an ; 2° kher ; 30 asu ; 40 tu.
i° La valeur juridique du mot an (Jj signifiant mot-à-mot "apporter" et "emporter," comme GlttC G^OTn et Glfte C&oX en Copte) a été spécifié par moi depuis 15 ans dans mes travaux. M. Maspero l'a admise depuis, et il y consacre des notes dans lesquelles il a oublié de me citer. Notons que dans les contrats archaïques démotiques cette expression, qui se rencontre sans cesse, s'emploie pour marquer soit l'acquisition du contractant, par hérédité directe surtout, et parfois par transmission familiale, soit l'éviction faite à son préjudice. Plus tard an etbe hat (apporter pour argent) est la locution consacrée pour dire "acheter." Je l'ai rencontrée depuis Darius Ier pour rappeler des ventes antérieures à l'acte.
2° Le mot kher, écrit par la jambe dont le pied est posé sur le sol ou pour mieux dire enfoncé dans le sol ( f ), a le sens d'occuper, de posséder, ou plutôt, de posséder comme administrateur.
3° Le mot asu (jç5=3j I v) se retrouve dans les contrats archaïques démotiques pour désigner l'équivalence, en terre d'abord, qui était donnée pour une acquisition. L'équivalence en terre se disait aussi du temps de Tahraka, de Psammétique, etc., teb (Copte TTOOIïG rétribuera), équivalence qui était toujours exigée dans les arrangements familiaux pour qu'une transmission (maseb) pût être effectuée. Mais les deux termes Teb et asu étaient parallèles, synonymes et employés concurremment à cette même époque dans les mêmes contrats, pour cette équivalence en terre, comme parfois plus tard sous Darius ils étaient synonymes pour traduire l'équivalence en argent, bien que le mot propre du prix dût devenir peu-à-peu soun dans le style contractuel et que son versement eût alors comme expression parallèle la rétribution {teb) de l'argent. Nous voyons asu pris dans ce sens de rétribution, non seulement dans les contrats archaïques ; mais dans les décrets de Rosette et de Canope, où il exprime la " rétribution " que les dieux donnent au roi pour ses bonnes œuvres ; dans la fable du lion et de la souris, où il exprime la "réciproque" dont la reconnaissance fait un devoir aux cœurs vertueux (comme dans d'autres passages des entretiens du chacal Koufi dont cette fable est extraite, Teb exprime la "rétribution" que les dieux font aux œuvres des hommes en les punissant), etc. On peut donc souvent hésiter pour
asu entre ces deux sens certains d'équivalence et de rétribution qui d'ailleurs se confondent un peu comme origine.
5° Le verbe tu (& Q) "donner," dans nos contrats archaïques démotiques est
le plus vague de tous au point de vue juridique. Il s'emploie aussi bien dans les actes de transmission (cette fois concurremment avec le verbe " transmettre") que dans les simples cessions de droits, les abandons temporaires s'appliquant soit au fonds, soit seulement aux produits, en faveur d'un créancier, etc.
(50) "Etoc to tviffrâfisvov Teraprov àpovpaç ypâ^ovaiv ton 5t fxeTpov yrjç ij âpjiupa ttïjx^v tKaTÔv' etc. Le signe peut avoir, été NUI1 hesep. Ajoutons — car, nous, nous sommes toujours consciencieux — que Brugsch avait déjà, dans son Dictionnaire, comparé hesep à ce passage d'Horapollon.
(51) Lepsius a, du reste, couvert de notes nombreuses son exemplaire de cet ouvrage qui a figuré après sa mort dans une vente publique.
(52) Voici la liste des fractions de l'unité métrique écrites sur le temple d'Edfou, etc. : i (^), I (fpD), i (^), A (P V)' * ("2W «•
Ce sont les mêmes que Wilcken et d'autres ont retrouvées en grec pour l'aroure, et ce sont celles que plus récemment Brugsch a fait figurer dans son tableau des fractions de l'aroure (Sup. au Lex., p. n 50).
(53) A moitié route entre la plus grosse unité, l'aroure, et l'unité moyenne, la coudée d'aroure, se serait trouvé le décuple de celle-ci, qui se serait placé entre le 8e et le 16e d'aroure, ayant 10 coudées de large (sur 100 de long), et 1,000 coudées carrées de superficie. Ce décuple était le 10e de l'aroure ; mais c'est sous le nom de " 10 coudées " que nous le trouvons dans un texte daté de l'époque des Ramessides, et publié par Erman. Dans ce texte figure notamment 10 aroures §, et 10 coudées et demie. Pour ma part il me semble évident que les coudées en question sont bien ces coudées d'aroures que les grecs d'Egypte nomment simplement ttîjxvç.
(54) Voir aussi dans la Revue Archéologique mon article sur " l'étalon d'argent."
(55) Voir Revue Egyptologique, 2e année, Nos. II, III, pi. 6 et p. 121.
(56) Voir Revue Egyptologique, 3e année, p. 93.
(57) Notons d'ailleurs que le nom du cuivre o[/ == £7ooo a été ainsi précisé pour la première fois par moi avec certitude, et que tous les égyptologues ont admis pour cela mes conclusions.
(58) Voir Revue Egyptologique, VIe année, pp. 56 et 57. Confr. ibid., IIe année, p. 298 et suiv.
(59) Lors de l'occupation de l'Egypte par Alexandre, la monnaie grecque d'Egypte était calculée d'après la drachme attique, et 20 drachmes équivalaient comme poids à 87 grammes. Or, l'ancien outen était de 90 grammes environ. Mais, depuis des siècles, nous le verrons, l'isonomie était devenue complète entre les monnaies égyptiennes et le monnayage attique.
(60) Je tiens à conserver ici pour le grec le texte donné par mon cher collaborateur Wilcken, dans ma Revue Egyptologique, et qu'il a complété lui-même,
Un Papyrus Bilingue du Te?nps de Philopator. 67
{Revue Egyptologique, VI, I, p. 8, note), bien que mes lectures diffèrent un peu de quelques-unes des siennes — mais pas pour les chiffres. Ainsi j'ai lu : itpùç y^ç AfxfjLÙvvs dans le texte original.
(61) Confer. Dictionnaire de Levi, III, p. 147.
(62) Pour le mot pto, " part" = àirofioipa, voir le décret de Rosette {Chrest. dem.) p. 15).
(63) L'argenteus-outen est resté la principale unité monétaire qu'il faut toujours suppléer, à moins d'indications contraires.
(64) Pour ce mot ten = ô<f>EÎ\a>, " redevoir " en démotique, voir le décret de Rosette dans ma chrestomathie démotique, p. 13, 1. 16 et 20; p. 17, 1. 2; p. 31, 1. 7 et 21, etc.
(65) Revue Egyptologique, No. il de la troisième année.
(66) MM. Charles Robert et Deloche ont eu à ce sujet une discussion intéressante à l'académie des Inscriptions.
(67) Le didrachme d'Athènes, pesant 8 grammes 70 environ, paraît ui e moyenne assez exacte entre le sekel asiatique, qui, 6oeme de la mine, devait pestr d'après le poids des mines conservées, inscrites comme telles, 8 grammes 33e, et le kati égyptien qui, ioeme de l'argenteus-outen, devait peser d'après le poids des outen inscrits comme tels, entre 9 grammes et 9 grammes 10. Aristote, dans son ouvrage sur la constitution d'Athènes, retrouvé sur un papyrus égyptien du British Muséum, et que nous n'avons pu consulter qu'après la rédaction de ce travail, nous dit aussi formellement — en cela, d'accord avec Pollux — que ce qui est devenu le didrachme était l'ancien type, l'ancienne unité monétaire d'Athènes, et qu'il en entrait d'abord 60 dans la mine athénienne, identique à l'ancienne mine babylonienne. (Voir Revue Egyptologique, II, II, p. 177, et suiv.) Ce n'est que du temps de Solon d'après Aristote qu'on divisa l'ancienne unité en deux unités et qu'on fît entrer 100 de ces unités dans la mine, réforme dont nous avons indiqué les origines {Revue Egyptologique, II, II, p. 181). Et encore faut-il ajouter que si cette réforme date bien de Solon, elle ne devait porter que sur les unités de compte sans entraîner immédiatement une refonte et un remaniement quelconque des monnaies existantes. Je la rattacherais au désir de réduire les dettes (bien plus intimement que M. Kenyon ne paraît le faire) attribuant à toute autre cause et à une toute autre époque le remplacement des anciens types pondéraux des pièces d'argent. Les didrachmes, comme pièces dominantes, se continuent en effet bien longtemps, et le travail artistique de toute la série se rattachant à l'unité drachme (et comprenant aussi des tétradrachmes, etc.) ne rappelle guère les œuvres antérieures à l'expédition de Xerxes et à la destruction de l'ancienne Acropole.
Il est facile de comprendre comment Solon aurait fait œuvre très populaire en réduisant les dettes suivant la proportion suivant laquelle il réduisait théoriquement les unités monétaires de compte. L'ancienne unité inférieure, l'ancienne pièce d'argent, valait deux unités nouvelles correspondantes. Toutes les petites dettes se trouvaient donc ainsi réduites de moitié. Pour les grosses dettes, atteignant ou dépassant la mine, unité plus forte, la réduction était bien moindre, d'un sixième seulement, puisque la nouvelle mine représentait encore cinquante des anciennes pièces d'argent, alors que l'ancienne mine en représentait soixante.
6 S Un Papyrus Bilingue au Temps de Philopator.
On voit par là l'esprit des autres réductions, s'il en fit d'autres. Les dettes de moins d'une mine étaient dettes de gens du peuple ; celles de mines ou de talents dettes de gens riches. Solon avait donc bien mérité en cela l'épithète de " b SqfioTiKÔç — ô 8rjfj.OTiKUTa.Toc" que lui prodiguent les orateurs.
C'étaient des réductions et non des suppressions : le mot àiroKmrr) a le double sens, et Aristote n'est pas le premier qui s'en serve à cette occasion. Le glossaire cité par Alexandre attribuait le sens de réduire les dettes à l'expression àiroKÔTTTtiv Ta xPfa: et c'est Par "novas tabulas," renouvellement des créances, que Ciceron traduit àiroicoirr] à propos de mesures semblables à celles de Solon. En terme de grammaire, àiroKoirr) est un retranchement de syllabe à la fin d'un mot. En terme de chirurgie c'est un résection et non point une amputation.
(68) Quant au mj, 20e du sekel hébreu, il n'en est pas fait mention en ChaHée — à moins qu'on ne veuille y voir le sekel giru babylonien, qui, s'il représentait un 20e, ne pourrait représenter que le 20e du sekel d'or, comme la monnaie d'argent persane représentait en valeur le 20e du sekel d'or persan.
(69) Dans la stèle d'Horsiatef on voit figurer un 128e d'outen nommé m o°o. Cela rentre dans la série 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128; mais on ne trouve rien de pareil à la même époque en Egypte, où le 120e d'outen remplace le 128e.
(70) Revue de la Société de Numismatique, 1884, p. 120.
(71) Après Alexandre, la Phénicie, soumise aux Ptolémées. avait admis le sekel ptolémaïque ou tétradrachme ; et c'est celui-là que les Macchabées reprirent quand ils frappèrent le sekel Israël d 'après le poids tyrien (voir iôid., p. 130).
(72) J'ai retrouvé aussi dans plusieurs tessons d'époque récente les siglesmoné-' taires d'Amasis et de Tahraka (voir à ce sujet mon catalogue des documents démotiques et grecs du Musée Egyptien du Louvre que j'achève en ce moment).
(73) Nous citerons, par exemple, la pièce de la collection de Luyne qui pèse 3 g- 42 c.
(74) Celle de la collection de Luyne ne pèse que 97 centigrammes. Mais il ne faut pas oublier que parmi les drachmes d'Athènes de la même époque en apparence bien conservés, il en est qui n'atteignent plus le poids de 4 grammes.
(75) Le chalque se dit aussi en Egyptien "cuivre," et il se trouve indiqué dans un poids hiéroglyphique N° 10,711 du Musée de Berlin, dont nos excellents collègues, M. le Professeur Erman et M. Steindorf, nous ont envoyé les copies, les estampages, et les pesées, et qui, bien entendu, n'a été nullement compris par Brugsch {Zeitschrift, 1889, p. 58). Ce poids porte l'inscription :
^ ou plutôt pj lll en caractères typographiques.
Il pèse actuellement 409,6, et M. Steindorf pense qu'il peut avoir perdu de son poids dans une proportion qui le ramènerait à 411 grammes environ, 411 grammes sont donc à diviser par 15, ce qui nous donnerait 27J grammes par unité de cuivre. L'unité de cuivre était à Athènes le 48e de l'unité d'argenr quand cette unité fut devenue la drachme. Si en Egypte la proportion entre les deux unités, était la même, le kati valant le double de la drachme, le chalque égyptien primitif devait valoir le double du chalque athénien ; et la proportion du
Un Papyrus Bilingue du Temps de PMïopator. 69
cuivre à l'argent à cette époque se trouvera donnée par le chiffre indiquant le rapport entre le poids de ce chalque mutiplié par 48 et le poids d'un kati d'argent, c'est-à-dire 9 gr. I, si l'on accepte le calcul de Chabas fait d'après le poids Harris, calcul confirmé par un poids du Louvre publié par nous {Revue Egyptologiqtie, II, II, p. 178). Mais la proportion entre l'argent et le cuivre a varié suivant les époques, puisqu'elle était et fut toujours régulièrement de 1 à 120 sous les Ptolémées, quand l'isonomie de poids existait entre la drachme d'argent et celle de cuivre. Il en fut de même pour l'outen considéré comme unité monétaire d'argent, qui certainement n'avait plus sous les Ptolémées le poids d'argent qu'il représentait à l'époque du poids Harris et du poids du Louvre. Si l'on admettait donc que le kali, 10e d'outen, était à l'époque de notre étalon de cuivre un peu plus lourd qu'à l'époque du poids Harris et du poids du Louvre, nous aurions alors la proportion d'environ I à 140 entre le cuivre et l'argent.
Ajoutons que les sigles, proprement dites, s'arrêtent dans le papyrus Sakkakinis au tétartémorion ou dichalque ptolémaïque, c'est-à-dire à la dernière monnaie d'argent qu'on trouve dans le monnayage athénien de certaines périodes. Le chalque est marqué par l'initiale du mot x (ou même ailleurs %a). Ne serait-ce pas parcequ'il s'agit d'une unité nouvelle ? Quand l'unité était à Athènes l'ancien didrachme, le chalque devait être, comme en Egypte, le tétartémorion, dont la sigle a un aspect tout spécial dans le papyrus grec Sakkakinïs. Dans le papyrus démotique d'Amasis le hazard veut que les sigles des monnaies d'argent s'arrêtent au 12e du kati. Mais nous n'avons pas, comme dans le papyrus Sakkakinis, l'indication du chalque. Nous ne savons donc pas par ce papyrus le point précis où s'arrêtaient les monnaies d'argent. Il nous parait probable que c'était au 24e du kati, 24e qui, à Athènes, correspondit à l'hémiobole. On sait que dans les monnaies d'Athènes, l'hémiobole, ainsi que l'obole, portait souvent encore le même revers que la drachme et que le didrachme, alors que les autres divisions, plus récentes peut-être, se distinguaient par des différences de revers.
Quand on étudie dans le papyrus Sakkakinis les notations monétaires inférieures à la drachme, on est frappé de voir qu'en dehors du seul tétartémorion elles se rapportent à deux unités : i° la drachme ou demi-didrachme ; 20 l'obole. En dessous de la drachme vient la demi-drachme dont la sigle peut se combiner avec la sigle simple d'une obole ou la sigle double de deux oboles ; c'est-à-dire soit avec un trait, soit avec deux traits. L'obole elle-même a sa demi, dont la sigle semi-circulaire se rapproche un peu par le haut de la sigle de la demidrachme. Le sigma final revêt d'ailleurs dans certains papyrus de la banque de Thèbes exactement la même forme que la sigle de la demi-drachme de la même époque, tandisque le sigma du commencement et du milieu des mots possède alors la forme circulaire que revêt également à cette même époque la sigle de la demi-obole. Ce que l'on appeile fort improprement le tétartémorion — c'est-àdire le quart d'obole— au contraire, ne rappelle aucune lettre de l'alphabet, ni aucune notation fractionnaire, et semble figurer, à côté de la drachme et de l'obole, une troisième unité d'autrefois (l'ancien chalque avant la démonétisation du cuivre chez les Athéniens et avant que les Athéniens n'eussent frappé en argent des pièces qui, n'étant plus ainsi qu'un 24e de drachme, ne représentaient pas même le poids d'un 24e de notre franc). On sait, en effet, par Aristophane combien subites étaient parfois ces démonétisations du cuivre, si subites que le campagnard,
arrivant au marché avec ses pièces de cuivre, n'y pouvait plus rien acheter. Quant aux petites pièces d'argent, elles tenaient si peu de place que, selon le même Aristophane, on n'avait pas besoin de bourse pour les porter et on les tenait en réserve délicatement sous sa langue. En Sicile, d'ailleurs, on n'en était pas resté, comme à Athènes, à des pièces d'argent valant moins d'un sou. Certaines monnaies d'argent, fort finement frappées, n'y représentent pas même le poids qu'aurait chez nous une pièce d'argent d'une valeur de deux centimes. Elles n'atteignent pas en effet dix centigrammes. Il en était de même à Aradus de Syrie, où l'on trouve des pièces d'argent en draguant le sable de la plage.
En Egypte on ne parait pas être descendu dans les monnaies d'argent beaucoup plus bas que la moitié de notre pièce de 20 centimes.
(76) Quant au poids 8032 de Berlin (voir Revue Egyptologique, II, II, 173 et
178-9) portant la légende /I\ a^^a et pesant 141 gr. 8, il se
a nu n
rapporte, je lai démontré dès 1881, à une fraction de l'outen devenue unité monétaire de compte. Cette fraction inconnue (analogue pour la formative re à H IIP fi > fïfUYV °U en CoPte à P^i> Pe £, etc.) m'avait semblé devoir être comparée à la sigle ^>* ''inférieure à un quart et valant probablement un huitième," selon de Rougé. Pensant alors uniquement aux outen archaïques de 91 grammes environ, je l'avais assimilée à £, en le considérant comme un poids de raccordement se rapprochant du double sekel asiatique. Toujours en y voyant un sekel, j'aurais tendance maintenant à y voir le 5e, ou double kati, ou sekel tétradrachme, qui était d'un peu plus de 14 grammes sous les premiers Ptolémées — et cela d'autant plus que la forme de la fraction se rapproche du 5e hiératique et démotique : lô de ces 5e d'outen ou sekel feraient 2 outen. Mais on n'aurait pas écrit " 2 outen " pour bien marquer qu'il s'agissait de monnaies existantes d'argent se rattachant à l'ancien argenteus-outen, et non d'un outen pondéral, dont le poids n'avait probablement pas été abaissé en même temps que le poids de cet argenteus.
{JJ) Il est vrai qu'il s'agissait peut-être alors d'une sorte d'échange entre divers objets mobiliers et des lingots de cuivre pesés en outen — comme les objets d'or pesés en outen que les grands Pharaons rapportaient de leurs conquêtes, et généralement tous les objets quelconques que l'on pesait. Il faut noter, en effet, que l'outen était en Egypte l'unité pondérale, usitée pour toutes les pesées quelconques — comme le talent et la mine chez les Asiatiques et chez les Grecs — alors qu'on ne voulait pas nombrer une valeur en monnaie.
Nous noterons que comme monnaie précise le "cuivre" avait — nous l'avons vu dans une des notes précédentes — un poids distinct particulier au cuivre (le poids du chalque), comme l'or avait un poids distinct particulier à l'or (le poids de Vaurœus).
(78) L'un de ces étalons métriques portant l'inscription I s./^. [| Il 0 M rl\l\ failli II °, "le dieu bon Thotmès, aimé de Ptah— 6 aurei " (XVIIe dyn.), pèse 76 gr. 645. L'autre portant l'inscription tyjjp) ( 0 ~^a ^=^7 ^ J failli, "le roi Ra nmat— 4 aurei" (XllÇ.dyn.), pèse 50 gr. 835. Cela écarte absolument l'opinion que Brugsch a exprimée {Zeit., 1889, p. 8) en prenant pour unités d'or les unités qui étaient marquées sur le poids Golénischeff,
qui avait été publié (ce qu'il a soin de ne pas dire) dans le 2e n° de la 2e année de la Revue Egyptologique, p. 177, avec mes commentaires appropriés, p. 179, et suiv. (ainsi du reste que le poids 8032 de Berlin, publié en même temps dans la Revue Egyptologique, II, II, p. 173 — également bien entendu avec mes commentaires appropriés, p. 178, et suiv. — et reproduit par Brugsch, sans citation d'aucune sorte, dans la Zeitschrift de 1889, p. 90, et suiv., etc.) Ces unités du poids Golénicheff n'ont, je l'avais prouvé (p. 179, et suiv.), aucun rapport avec les unités d'or, puisque 127 gr. 7 répondent sur le poids Golénischeff à 8 unités de 16 gr. 4, dont la nature n'était pas désignée par la légende, tandis que l'aureus avait 12 gr. 80 au plus. Cette découverte est cependant la seule de Brugsch, qui, dans cette série d'articles, publiés dans la Zeitschrift, s'approprie toutes mes propres découvertes, telles que la valeur des monnaies démotiques, la proportion du cuivre et de l'argent, etc., sans jamais me nommer — alors qu'il nomme soigneusement tous ceux qui n'ont rien trouvé du tout. Je sais que c'est là la méthode ordinaire de cet égyptologue de haut vol — dans le ciel étoile de la science. Je sais même qu'après ma lecture au Congrès de Berlin sur les monnaies égyptiennes, lecture dans laquelle j'avais établi d'abord les valeurs comparatives de ces monnaies, Brugsch, qui y avait assisté, s'était déjà hâté de la démarquer et avait passé à Droysen une note, dans laquelle il me prenait ce que j'avais dit alors. Mais enfin pour faire un peu de nouveau il commettait des bévues qui auraient dû me mettre à l'abri d'autres emprunts semblables, puisqu'elles faisaient préjuger une opinion quelconque. Eh bien ! non ! Brugsch a continué à me démarquer, et il le fait pour le n° même dans lequel {Revue Egyptologue, II, p. 128, et suiv.) je répondais à ce premier travail, pastiche du mien, — n° à propos duquel il m'écrivait que je faisais marcher la science à pas gigantesques — et pour le n° suivant. Maintenant le kati ne vaut plus pour lui 10 drachmes comme alors, ni l'outen 100 drachmes. Il admet parfaitement, avec mes études détaillées {Revue Egyptologique, II, N° II— III et N° IV) — reproduites encore depuis par moi, avec corrections et additions, dans la Revue de la Société de Nu??iismatique — que l'outen et l'argenteus valent 20 drachmes, que le kati est le didrachme, que la proportion entre le cuivre et l'argent est de 2 katis pour 24 outen, etc. Tout au plus {Zeit., 189, p. 19), pour maintenir quelque chose de la note à Droysen, dans laquelle, à côté du calcul démotique constant signalé par moi, il supposait de prétendus textes démotiques qui n'ont jamais existé et auraient contenu des proportions diverses entre l'argent et le cuivre, ose-t-il encore soutenir (ce dont, dans l'article cité, j'ai démontré la fausseté) qu'à côté de la proportion de 2 kati pour 24 cuten, qu'il m'emprunte, il y avait à l'époque ptolémaïque, au moins, non plus, il est vrai, 20 proportions diverses, mais la proportion de 25 outen pour 2 kati. Pour tout le reste, c'est un emprunt complet, fait huit ans après mes travaux et sans me jamais nommer, je le répète. Seulement il veut compléter encore ce qu'il me prend, et il a toujours la main malheureuse. Je l'ai déjà fait voir pour l'unité d'or. J'en dirai autant pour la mine, que les Egyptiens n'ont jamais connue avant les Grecs, et dont ils ne se sont pas même servi dans leur langue pour unité de compte sous les Grecs, mais que Brugsch veut absolument trouver jusque dans les textes du moyen empire. Voici les exemples qu'il cite : —
A o o o J^ /WVVVA /wwvv , w , □
"Silber als -fe minen : ioo pfund," au lieu qu'il faut traduire : "argent en morceaux, ioo outen," comme d'ailleurs l'avait fait autrefois Lepsius, et, d'après lui, Brugsch lui-même.
/wwv\
*A/VAAA^WVa|||| □ MM I I
" 104 pfund und 5 loth -^ minen," au lieu de : " morceaux formant 104 outen 5 kati."
iwMi=>.<»isisssïs;fâ'=
"Silber in minen, 1891 pfund und \ loth," au lieu de: "argent en vases (vaisselle d'argent), 1891 outen et \ kati."
" Kupfer en minen, 1416 pfund und 1 loth," au lieu de: " cuivre en vases, 1416 outen 1 kati."
loo oj^cxo mmm □ A@@nnniiin iczr
" Silber als mine mit dem Gesichte von 1495 pfund und 1 loth," au lieu de : "argent en cercles (anneaux), faisant outen 1495 et un kati."
"Gold eine mine mit 12 pfund . . . loth," au lieu de: "or en anneaux, 12 outen et ... . kati."
Hk^4»r:i
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un un
" Gold als mine 50 pfund und 8 loth," au lieu de : " or en anneaux, 50 outen et 8 kati."
à o o o ggg czszd ji n nnn
"Silber . . . mine 153 pfund," au lieu de : " or ... en anneaux, 153 outen."
raSwrr,^^» ara
^ 1 1 1 □ eec^ nnniiiïafâfc
"Gold in minen gefunden in der handen der Meister Nebst, silber in vielen minen 966 pfund und | + X (wahrschemlich 6) loth," au lieu de : " or en anneaux trouvé dans la main des artistes, avec argent en anneaux nombreux, 966 outen . . . kati."
Nous ne nous arrêterons pas à un système qui donne à la mine les noms de " * et de ^ ^ * — mots parfaitement connus et tout différents
A/WW\ /V^WVA C
de sens dans la lexicographie égyptienne, — en attribuant à ces prétendues mines les valeurs métrologiques les plus diverses. Quant au 50e de mine, que Brugsch a
Un Papyrus Bilingue du Te7?ifis de Philopator. 73
retrouvé dans le nom du vase, /un, P^rtO, bien connus de tous les égyptologues, il n'a jamais existé non plus en Egypte, et ne répond, du reste, à rien dans la métrologie comparée.
Je n'ai, du reste, qu'à renvoyer à une de mes notes précédentes au sujet des outen et des kati d'or et d'airain en vases et en anneaux. Ces vases et ces anneaux ne sont estimés en outen et en kati que parce qu'ils sont considérés comme des lingots, des marchandises ordinaires, et non comme des monnaies. L'outen et le kati constituent en effet les unités pondérales employées pour tout ce qui se pèse, et ils ne sont nommés comme monnaies, avant Philopator, que pour l'argent. (Chabas en avait déjà cité des exemples, bien antérieurs à nos si nombreux contrats démotiques de toute période, et aux stèles hiéroglyphiques contemporaines, et Naville vient encore d'en publier d'autres analogues). Quant à l'or et au cuivre monnaies, ils formaient à l'ancienne époque, nous l'avons vu, des unités pondérales spéciales, (l'aureus et le chalque) qui ne rentraient nullement dans le poids de l'outen. On ne saurait donc se tromper plus complètement que l'a fait Brugsch pour ses prétendues mines.
Revenons-en maintenant à notre aureus, rwnO, tout différent de l'aureus-outen qui porte le même nom dans le papyrus Golénischeff et dans le roman de Setna. Si l'on part de l'outen et du kati d'argent, cet aureus nous indiquerait la proportion de 1 à 7, ou de 1 à 14 environ, entre l'or et l'argent, selon que l'on admet que l'unité d'or répondait à I ou à 2 outen d'argent comme valeur. Chez les Persans elle était de 1 à 133-, chez les Grecs et sous les Lagides de 1 à 10, et chez nous elle est de 1 à 15 environ. C'est donc cette proportion de I à 14 qui nous semble la plus vraisemblable — d'autant plus que la proportion contemporaine de I à 140 entre l'argent et le cuivre rentrait, sauf les zéros, dans le même système.
(79) On sait que les monnaies d'or et d'argent, loin d'être isonomes en Perse, y étaient calculées, même pour les poids, sur la proportion légale de 13^, qu'avait déjà indiquée Hérodote. Chose curieuse, dans les provinces, également persanes, de l'Asie Mineure elle était alors de 1 à 10.
(80) Il en était de même à Athènes. L'or y était isonome avec l'argent. Le Xpvffovç était un didrachme, c'est-à-dire exactement du poids de ce didrachme (ou kati) d'argent qui était la principale monnaie d'Athènes comme la principale monnaie d'Egypte à cette époque. Le cuivre, au contraire, à Athènes comme en Egypte, était alors calculé sur un autre poids (chalque) comme monnaie fractionnaire. Il est probable que du temps de Darius, en Egypte la proportion de l'or à l'argent était déjà la proportion régulière de 10 à I (comme entre l'aureus et l'argenteus dans le roman de Setna). Je dirai plus : il est même probable que la proportion de 10 à I entre l'or et l'argent, assimilant comme valeur le kati d'or et l'outen d'argent, s'était peu à peu établie d'abord dans des pays comme l'Egypte, où l'or était relativement commun à cause des mines d'or dont nous parlent les inscriptions hiéroglyphiques et du commerce de poudre d'or venant du Soudan, et non d'un pays, comme l'Attique, où il n'existait que des mines d'argent. Dans tous les cas le système monétaire était alors identique en Egypte et en Grèce, et même chez les grecs d'Asie Mineure, selon Xénophon. Il était très différent en Perse, où l'or, plus rare, était plus précieux.
(81) C'est à l'or marchandise que nous avons affaire dans un contrat de mariage de l'an 12 de Philometor dont j'ai déjà dit quelques mots au point de vue moné-
taire dans V Annuaire de la Société de numismatique de 1887 (janvier, pp. 45 — 46), et qui porte le n° 236 à la Bibliothèque nationale. Il s'agit alors d'une énumération d'objets mobiliers apportés par la femme. Tous les premiers sont estimés séparément en monnaies de cuivre, dont la proportion légale est de 24outen pour 2 kati d'argent, et les trois derniers sont évalués d'après leur métal en or et en argent. L'un est de 4 kati d'argent, un autre de 3 kati d'argent, un autre d'un tiers et d'une sixième de kati d'or. Vient ensuite l'addition générale de tous les objets estimés en bronze pour 370 uuten-argenteus d'airain, des deux objets d'argent, évalués à 4 kati d'argent, et du tiers et sixième de kati d'or ^ J £-> . Ici la sigle du 6e est celle qui marque cette fraction en général, et que nous avons déjà notée dans les comptes du temps de Tahraka. Ce n'est pas du tout celle du diobole d'argent, représentant le 6ft du kati d'argent, que nous avons rencontrée sous Amasis et que nous voyons seule en usage dans les comptes ptolemaïques — bilingues ou non — relatifs à cette monnaie d'argent. Ajoutons qu'un tiers et un sixième de kati c'est un dem kati (une drachme d'or). Mais on n'a pas voulu, non plus, se servir de cette expression consacrée, qui aurait fait penser à une monnaie et non à un poids. En 1887 je m'étais refusé à admettre la possibilité de 2 dioboles distincts — l'un pondéral, l'autre monétaire — ainsi que la possibilité de 2 fractions combinées du tiers et du sixième, au lieu du demi kati, et j'avais essayé de corriger " tiers et huitième." Mais il faut absolument renoncer à interpréter ainsi un texte très clair, que je viens d'ailleurs de revoir. C'est certainement afin d'arriver à un diacretisme, pour l'or, entre le poids et la monnaie qu'on avait donc ici adopté cette curieuse manière de compter.
Dans notre contrat de mariage de l'an 12 de Philometor l'argent lui-même est une marchandise dont on indique le poids et non l'estimation. C'est pour cela qu'on ne se sert pas des expressions "argent gravé " (hatr ef ket) qui accompagne toujours du temps de l'étalon de cuivre l'indication des unités de compte en question, quand il s'agit de monnaies d'argent. On ne donne pas, non plus, le double calcul en argenteus outen et en sekel comme on l'a fait pour les monnaies de cuivre dans ce même contrat. Les 7 kati d'argent sont donc ici des poids, et non des monnaies. En effet, en cas de dissolution du mariage, la femme n'avait pas à réclamer seulement des pièces d'argent représentant la valeur de bijoux apportés par elle, mais ses bijoux eux mêmes en nature, ayant encore leur poids primitif et, par conséquent, n'ayant pas subi de limage — pas plus qu'elle n'avait à recevoir une drachme d'or en monnaie à la place du bijou d'or qu'elle apportait et qui devait lui être rendu avec tout son poids. Au contraire, pour les objets estimés en cuivre l'estimation faisait vente, comme elle le fit en droit romain et en droit français. Le mari en devenait donc propriétaire et il était tenu à rendre leur valeur en monnaie. Ces objets ne sont donc pas pesés, ils sont estimés ; et il est probable que dans l'estimation de ceux de ces objets qui sont en airain on a dû tenir compte du travail, comme on tenait compte de la matière. On a tenu compte également du travail pour un objet d'argent estimé dans le contrat de mariage 234 de Turin, que nous avons déjà signalé p. 270 de Y Annuaire de la Société de numismatique cité plus haut. Le poids de ce bijou d'argent est indiqué. Il s'élevait à 2 kati, ce qui, avec l'isonomie et avec la proportion de I à 120, aurait représenté 24 argenteus-outen en monnaie de cuivre. Or l'estimation qui est portée pour ce bijou est de 25 argenteus, c'est-à-dire qu'elle dépasse d'un argenteus, d'un 25e, le taux proportionnel entre le métal monétaire
Un Papyrus Bilingue au Temps de Phiïopaior. 75
argent et le métal monétaire cuivre. Mais le travail du bijou pouvait aisément représenter comme valeur cette différence et l'estimation faisait vente.
(82) Comme je le rappelais déjà dans une note de la Revu de la Société de numismatique de 1884, p. 542: "Cette proportion de 1 à 120 entre l'argent et le cuivre est du reste celle qui subsista dans le monde romain sous l'empire. M. Momsen a parfaitement établi ce point dans son Histoire de la monnaie romaine, tome III, p. 155 et suivantes. Il cite à ce sujet le décret de 396, donné dans le code Théodosien (XI, 21, 2), etdanslecode de Justinien (X,29, 1), des gloses monétaires grecques, des inscriptions latines, etc., qui ne peuveut laisser l'ombre d'un doute." Dans son premier volume (p. 47) il concluait même que telle devait être aussi la différence de valeur vénale du cuivre à l'argent déjà sous les Ptolémées. Mais il pensait que les monnaies de cuivre avaient été tarifées au double, ce qui est certainement inexact, d'après nos documents démotiques et grecs indiquant la valeur de I à 120."
(83) C'était d'autant moins étonnant que le pays d'Assour et de Ninive était en rapports continuels avec la Cholchide, avec ces régions du Pont, si riches en or qu'on y plaça la légende de la toison d'or.
Cette proportion de I à 10 entre l'argent et l'or parait établie par des textes assez nombreux, dont nous avons longuement parlé, pp. 554 et suiv. {cf. p. 564 et suiv. ) de V Annuaire de la Société de numismatique en 1881. Dans les contrats de vente d'esclaves en Assyrie au siècle d'Assourbanipal, par exemple, on inscrivait d'ordinaire une amende contre quiconque viendrait contester les effets de l'acte. Cette amende ainsi rappelée et qui devait être imposée par une loi, puisqu'elle menaçait non seulement les contractants eux-mêmes et leurs ayant-cause, mais tout autre, était de dix mines d'argent = I mine d'or à verser au trésor d'un temple. Ceci nous conduit forcément à la proportion de I à 10 entre l'or et l'argent (comme les 100 argenteus =10 aureus du roman de Setna) et il faut remarquer que de toutes les proportions, c'était celle qui convenait le mieux pour l'isonomie, c'est-à-dire pour qu'un même poids des deux métaux précieux portât le même nom et représentât une proportion fixe de valeur entre les monnaies ainsi désignées. Quand, comme chez les Persans et comme actuellement chez nous même, le rapport de valeur entre l'or et l'argent était représenté par un chiffre moins simple, on en venait facilement à s'occuper plus de la valeur que du poids alors qu'on frappait des pièces parallèles. Chez les Persans, par exemple, après Darius, ainsi que l'a autrefois démontré, d'ailleurs, M. Mommsen, quand on adopta principalement l'étalon d'or, on ne garda l'ancien poids du sekel que pour ce métal. La pièce d'argent conserva bien aussi dans l'usage le nom de sekel en babylonien, par exemple, — on en a la preuve dans les textes cunéiformes de cette époque — mais afin de représenter comme valeur exactement le 20e du sekel d'or d'après la proportion de 1 à 13(5), indiquée déjà par Hérodote, ce "sekel, qui n'était pas suivant la règle," sa la ginnu, ne pesait que les 2/3 du sekel actuel d'or et de l'ancien sekel d'argent. La proportion légale était donc devenue, comme elle l'est en France, invariable, tandis qu'également en Babylonie, avant la conquête persane, le prix de l'or variait souvent — toujours d'après le témoignage indiscutable des textes cunéiformes relevés par mon frère, et dont il fera bientôt un travail spécial. En France le bimétallisme ne s'est pas traduit comme chez les Persans par un calcul pondéral basé sur l'or pris comme étalon principal, mais au contraire, par un calcul pondéral
basé sur l'argent. Aussi notre pièce de 20 fr. n'a-t-elle pas un poids représentant un multiple exact de notre unité pondérale, le gramme, tandis que la pièce d'argent de 2 fr. (10e de la pièce de 20 fr.), représente exactement 10 grammes. En Egypte, à l'ancienne époque, il en était de même. L'unité pondérale, l'outen (avec son 10e, le kati) servant d'unité pondérale pour toutes les marchandises pesables, se confondait avec l'unité monétaire de l'argent seul. L'unité monétaire du cuivre et l'unité monétaire de l'or étaient, au contraire, tout à fait distinctes des unités pondérales ; car on les avait calculées d'après la valeur proportionnelle des métaux pour l'argent (14 à I, ou 1 à 140) afin qu'à ce point de vue, toute pièce d'or fut un multiple exact, et toute pièce de cuivre une fraction exacte d'une pièce d'argent. Tout cela devait nécessairement disparaître avec les proportions commodes de 1 à 10, et de I à 120, permettant une pleine isonomie de poids entre les unités de compte des métaux.
(84) Les premières mancipations par écrit pour argent relatives à des immeubles possédées par nous jusqu'ici sont datées de Darius. Mais, ainsi que je viens de l'établir dans mon cours de droit égyptien, c'est à Amasis qu'il faut attribuer le remplacement de l'acte de transmission par cet écrit pour argent, qu'il permit également pour des aliénations réelles ou fictives des personnes ingénues, pour des constitutions de nexi, des émancipations, des adoptions, des coemptio, actes jusqu'alors impossibles et dont il rendit par des amendes les effets inattaquables. (Voir le 3e fascicule de mon Corpus Papyrortim.) Nous avons pu préciser la date de cette nouvelle révolution du roi novateur, qui, avec son assemblée de notables, avait déjà établi le cens quinquennal, diminué le plus possible, suivant la chronique démotique, l'influence et les revenus des sanctuaires, etc.
Cette date se place très probablement en l'an 19 — la dernière des états généraux convoqués par lui de l'an 5 à l'an 19 selon la chronique — puisque les derniers des actes de transmission (déjà bien déformés) vont jusqu'à l'an 19 inclusivement et sont bientôt suivis des premiers écrits pour argent dont nous avons des exemples en l'an 32 d'Amasis, en l'an 4 de Psammétique III, et que nous trouvons uniquement employés pour les transmissions d'immeubles sous Darius.
Ajoutons qu'avant même de supprimer l'écrit de transmission Amasis lui avait enlevé sa confirmation par le prêtre d'Amon, prêtre du roi, qui ne figure plus que dans le compte rendu de certains mariages, contractés dans le temple, à la façon antique, auxquels il présidait encore, comme sous Psammétique, etc. Mais même dans ce cas l'autorité du prêtre d'Amon et du roi avait tellement perdu toute importance au point de vue civil que dans ces actes de célébration du mariage sous Amasis on promettait une nouvelle déclaration lors du recensement quinquennal, qui n'existe nullement dans les documents du même genre du temps de Psammétique, et a seulement son analogue dans ce célèbre interrogatoire quinquennal du censeur romain : " En ton âme et conscience as-tu une femme pour en avoir des enfants?" C'est ainsi qu'en l'an 12 d'Amasis, dans un document que je publie en entier dans mon volume actuel de droit égyptien, on lit d'une part : "Le prêtre d'Amon, prêtre du roi florissant à qui Amon a donné la puissance, dit: 'Voudras-tu femme conjointe, mère transmettant les droits de famille, mon frère ?' — Lui il répondit : 'Moi je lui transmets, par don de donation, en transmission, l'acquêt de ces choses, pour établir que je l'aime d'amour .... Terre et propriété quelconque que j'acquerrai par transmission et hérédité seront à mes enfants que j'engendrerai, et que cette femme enfantera en génération
d'épouse depuis le 5 épiphi de l'an 12 du roi Amasis jusqu'à la fin de ma génération que cette femme fera être en qualité d'épouse ' " — et d'une autre part : "En l'an 15 " (trois ans après) "je ferai déclaration de ces choses, au grand temple." Cette préoccupation de tout laïciser le plus possible est très nettement mise en lumière, nous l'avons dit, par la chronique démotique de Paris. Citons en quelques extraits que j'ai donnés cette année dans mon cours de droit égyptien :
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l^b/Ai U o r? ykf<^.jv„Ç^yA Tv> *j <î ? f/yvlil 1 /"* f f 1 f «l3>
"Paroles qu'ils ont méditées contre le droit des temples dans le lieu de justice.
" Les vaisseaux, les bois de chauffage, les lins, les redevances que l'on donnait aux temples antérieurement au règne du roi d'Amasis — à l'exception du sanctuaire de Memphis, du sanctuaire d'Héliopolis, du sanctuaire de Bubastis, — ordonna l'assemblée [kebet'a = Î"IV2Î? congregatio de }*2j5 congregavït) à savoir : ne les leur donnez pas ! "
" Les Grecs, qu'on donne à eux lieux d'habitation dans les terrains de la terre de Sais ! Qu'ils fassent être à eux (^^b^J <T), c'est-à-dire qu'ils s'approprient) barques, bois de chauffage (qu'on donnait aux temples). Qu'ils amènent leurs dieux <\[ £i </% \ l'jj C ) .
"Pour le grain des 3 temples ci-dessus, ordonna l'assemblée, à savoir : qu'on le leur donne selon l'usage antérieur."
" Pour les bestiaux (les bœufs) que l'on donnait aux temples, aux temples des dieux, antérieurement au règne du roi Amasis — à l'exception des 3 temples (déjà nommés) — l'assemblée ordonna à savoir : Partagez les choses qu'on leur donne !
" Ceux que l'on donnait aux 3 temples ci-dessus, elle ordonna : donnez leur encore."
"Les blés que l'on donnait aux temples antérieurement au règne du roi Amasis — à l'exception des 3 temples (favorisés) — ordonna l'assemblée à savoir : ne les leur donnez pas !
" Les prêtres qui font être le tiers, qu'ils le donnent à leurs dieux."
(Voir au sujet de ce tiers appartenant aux prêtres dans certains biens de neter hotep les contrats du temps d'Amasis publiés dans mon cours de droit égyptien.)
"Alors qu'on livrait en rétribusion {tebu) les bœufs, les (lins), les blés, les autres biens que l'on donnait aux temples des dieux antérieurement au règne du roi Amasis, ordonnât l'assemblée à savoir : ne donnez pas aux dieux ! "
Après ce compte rendu analytique d'un des décrets rendus par " l'assemblée " d'Amasis, notre auteur égyptien en vient, toujours d'après les registres officiels -des temples à donner l'estimation des pertes ainsi subies par les dieux en vertu des nouvelles lois :
" La valeur des biens, comptée en argent :
"Argenteus (outen) six myriades cinq cents trente deux et demie (deux millions quatre mille deux cents drachmes).
" Pour les blés : dix myriades deux cents dix (deux millions quatre mille deux cents drachmes).
" Pour les (bestiaux) : quatre millions trente myriades trois mille trois cent un (quatre vingt six millions soixante six milles vingt drachmes).
"Pour clôturer le compte, en laissant de côté les bois de chauffage, les bois de .... les papyrus, les embarcations, selon la faction de part (âirô/jLoipaç KaOfjKnvrraç du décret de Rosette) qui d'après un autre livre : les embarcations, . . (et les autres) valeurs."
Tout ceci nous est donné d'après les " livres ; " et le texte précise la chose immédiatement avant l'extrait des décisions de l'assemblée et de leurs suites que nous avons reproduite plus haut :
" C'est complet sur ceci. Ils ont écrit (on a écrit) sur ceci sans qu'il y ait de reliquat en dehors."
Si maintenant nous voulons savoir la période pendant laquelle Amasis et son assemblée accomplirent ces importantes réformes, elle nous est indiquée par un autre passage de la chronique, précédant lui même celui que nous venons de citer :
Ki iW> vA £e) i-Jp yJ~ «siï f <* / / • .> r/^)T 1 i. o-l-l Ti i
" Paroles de compte des biens : celles qui sont écrites sur le registre des choses enlevées depuis l'an 6, au mois de Thot, du roi Amasis jusqu'au jour où il attira un autre chef en Egypte.
" Il mourut sur son trône. Celui qu'il fit parvenir dans son pays y fit s'abattre les gens de tous les peuples des pays du monde. On le reçut comme chef à cause de sa générosité de cœur. Il donna l'Egypte à son satrape — (~t> P V*-3^ z=. r ff , SÉ^3 £ (\ désignant aussi le satrape dans la Zeitschrift de 187 1,
1 \\ I «C ~> AAAA/VA ^ ' ° J ' '
p. 6) — en l'an 3, en lui disant : " qu'on m'apporte les écrits de connaissance des temples des dieux. Que les gens de ... . m'apportent les ors et les écrits de l'Egypte. Qu'on accomplisse cela." Un étranger ^ y dit : " Qu'on écrive le droit de l'Egypte, par année, depuis l'an 5 du roi Amasis : le droit que retira le roi des temples, le droit que retirèrent ici et dans le pays les hommes qui dominèrent (depuis cette époque) jusqu'à l'an 19, le droit qu'ils avaient établi dans l'assemblée. "
" On apporta cela à l'étranger, chef du pays. Un prophète lui dit les paroles qui étaient contenues dans ces écrits au sujet du domaine sacré {neter hotep) et du droit d'Egypte. On en écrivit copie et on envoya le livre ainsi écrit en Asie (Kbar-Syrie). Tels sont ces écrits."
Après cela vient une attestation marginale déjà signalée par nous et faite par le scribe, qui affirme avoir copié tout ce qui va suivre très exactement.
" C'est complet pour ceci, ce qu'ils ont écrit pour ceci, sans qu'il y ait en dehors aucun reliquat."
Cette attestation vient bien à sa place.
En effet, rien ne paraît plus sincère ni plus exact que notre chronique démotique. Peut-être n'est-il pas inutile d'en décrire ici la contexture générale pour en faire bien apprécier la portée.
Ce précieux document (que nous avons publié depuis longtemps dans la Revue Egyptologique, mais dont nous venons de revoir et de corriger avec soin la partie que nous donnous ici) est, comme on le voit, un fragment d'un document beaucoup plus complet.
La partie qui a été la première écrite est celle qui se trouvait sur le verso. Elle comprenait un très grand nombre de colonnes, mais il ne nous en reste que cinq complètes — en dehors des fragments de deux autres aux extrémités. C'était le commentaire historique d'une ancienne prophétie, dont nous avons fait, il y a quatre ans, une nouvelle revision, communiquée à la Société d'Archéologie biblique, revision que nous comptons bientôt publier. Rien de plus exact au point de \ue historique que les renseignements contenus dans ce précieux commentaire exégétique décrivant les luttes des Egyptiens contre les Perses depuis Cambyse jusqu'à la nouvelle conquête persane du temps de Nechtaneb. Maspero dit dans son histoire que Wiedemann a été égaré pour Muthês par la rhapsodie démotique, mais il a oublié de dire que cette prétendue rhapsodie ne commettait absolument aucune erreur— ainsi que, quand Maspero écrivait, je l'avais démontré depuis longtemps, dans le 2e N°. de la 2e année de ma Revue Egyptologique — et que ce qui avait égaré Wiedemann, ce n'était pas la chronique, mais un trop rapide examen que j'avais fait d'abord de cette chronique dans la Revue Archéologique. En réalité notre précieux papyrus est le seul document égyptien qui nous donne des renseignements certains sur Amyrtée, Muthês, etc., tout en précisant ce que nous savions sur les autres règnes de cette période. Malheureusement, encore une fois, nous
80 Un Papyrus Bilingue du Te7iips de Philopator.
n'avons qu'une faible portion de ce verso, qui, devait contenir aussi les règnes d'Apriès, Amasis, Cambyse, etc., etc.
C'est justement cette partie que nous n'avons plus qui semble avoir inspiré les additions faites par le possesseur du manuscrit, à une époque un peu postérieure. Ce curieux — ce savant, crut bon de compléter ce qu'il avait déjà par une foule de renseignements, pris ailleurs à bonne source. De ces additions, la majeure partie aussi est maintenant perdue par la brisure du manuscrit. Ainsi la colonne et demie qui précédaient la note sur les entreprises d'Amasis contre les temples semble concerner Apriès, dont on décrit la chute malheureuse.
Après l'extrait textuel fait aux registres des temples sur les pertes qu'ils avaient subies sous Amasis, viennent, écrites en sens inverse, deux strophes poétiques sur les malheurs de l'Egypte, sur les patriotes qui s'étaient réfugiés dans les marais et préféraient y mourir de privations plutôt que de servir l'étranger. Enfin, dans une colonne écrite dans le même sens que les colonnes qui regardaient déjà Amasis, nous trouvons le commencement d'un très intéressant récit anecdotique, depuis longtemps publié par moi dans la Revue Egyptologique, et concernant les déportements bacchiques d'Amasis — Hérodote nous en avait déjà parlé, — pendant lesquels on lui contait de très curieux apologues, peu favorables au roi reformateur, et dont les conclusions étaient peut-être grosses de menaces.
Ce qui est certain, en effet, c'est que le mécontentement des prêtres et d'une grande partie de la population contre Amasis devait bien peu préparer l'Egypte à sa lutte mortelle contre la Perse. Il se passa alors ce qui se passa plus tard sous Héraclius quand les Egyptiens, mécontents contre les lois religieuses de Justinien, l'ennemi de leur culte, opposèrent une si faible résistance à l'envahissement des Arabes.
(85) Voir Revue Egyptologique, II, II, pp. 120 et 121, notes.
(86) Voir surtout, dans la circulaire administrative du Louvre portant le N°62 dans la publication académique, ce passage, ainsi rétabli par nous :
'Arehrj 5' ))<rav 'iioç tov A L. 'Eàv Se tivsç àTtXiiaç Stiïùaiv virôypa<f)aç %wp/ç Tutv î)Trap\ovm7)v, to icaOrjicov t's\oç 7raoa8£-xdr)<TSTai sk tùv àvsvrjvtyfiÉvujv yevrjfiâ- T(ov fioç tov A L. 'Eàv êk tiç Ùttô tùiv virapxovaôjv àva\r}<p9y, "Kpooa\Bi](Si.Ta.i rà KadrjKOVTct, Tt.\ri Ty ty\f]\pei.
(87) Pas plus que je me crois plus fort helléniste que les éditeurs de Corpus Inscriptiomim Grœcarum, dont j'ai corrigé bien des textes, etc.
(88) Je crois entrevoir ici 2s. = C ce qui joint à a/c, si la somme payée pour représenter rifiriv airvpihœv kcù râKXa àv^Kiôfiara est la même qu'un peu plus haut, donnerait un total de 6 drachmes, le double de ce qu'on paie pour la Z,mr]pâ, et un peu moins de moitié de ce qui est exigé en cas de irpbç àpyvpiov wviôv Tout ceci, du reste, ne figurait pas dans le passage déjà cité de ma Revue Egyptologique. Si on admettait d'ailleurs qu'après le Ier chiffre, à la fin de la ligne du papyrus, dans un lacune très suffisante pour cela, on doive supposer un autre article tel que celui-ci elç Karayûytnv, ce que tendrait à faire penser la trace de la lettre s initiale, et pour cet article une somme de 2 drachmes peut-être, sommée ou non avec le prix des paniers et des autres frais, on arriverait à un chiffre qui se raprocherait encore plus du chiffre total rùv ùv&v trpbç àpyvpiov.
(89) Je crois que le droit de mutation rentre dans la catégorie des t<5j> irpbç àpyvoiov ù)vœv, dont il est question dans la circulaire administrative citée plus haut.
HARRISON AND SONS, PRINTERS IN ORDINARY TO HER MAJESTY, ST. MARTIN's LANE, LONDON.
SI.7S- ZZp
UN
PHILGPATOR