‹ Un parti de tire! [microforme]Chapitre 3 sur 6 · FES · texte numérisé non relu

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et essuient des yeux mouillés de lar- | cher ami, quelques couplets pour nous

mes—l'Orateur s'assied en silence, douloureusement affecté.—M. Chagnon (JS. A.] Amen ! M. Kéroack baise sa medaille—silence complet ! 1!

Soudain la porte s'entrouvre tranquilement ; un objet informe commence à poindre, v'allénge, s” Ilonge, grossit dans la pénombre, prenant peu à peu la form: d'un nez gigantesqué et enfin entre, entre, dégré par dégré dans la salle suivi du porteur M. Charles Des noyers ; une voix profonde de bassetaille sort de cet énorme appareil, et, prononce gravement l'antique formule de salutation : Bonsoir la compagnie toute entière ! ! ”

M. Desnoyers s'assied, rompt un bâton et M. Choquette [A] se lève :

‘ Nous sommes ben heureux, mes- ?

sieurs, d'avoir de bons membrescom |]

me ça. M. Raymoud m'a fait joallier, | lui, je le bénis pour ça. C'est ben vrai que j'ai ben travaillé pour lui ”.…

M. À. R. Raymond :—Oui, oui, je | l'ai vu faire, papa. |

M. Choquette :—J’étais si ardent pour son élection que je mettais des | roches dans mes poches de peur que le vent de mon enthousiasme ne vint m'emporter ! (A MTaché, qui pleure | encore) Pas besoin de vous chagriner | comme ça! Badame, mon cher gros | shérif, vous êtes trop sensible aussi !

Messieurs, prenons nu coup pour nous remettre !

Quand ma femme me querelle Je lui dis pour l’apaiser

Que je vais mé griser

Pour la trouver plus belle

Tous :—Pagnuelo, une chanson:!

remeltre en brin,

M. DE La Bruëre, père, à M. Ravymoad :—Cher ami, passe moi done cette aile de poulet

M. Pa@nueLo :—Vo'ontiers [Il tousse et prélude en sifflantentre svs dents l'air du gamin dr Puris.

Je suis ferblantier, moi

Voilà mon caractère

J'suis heureux comme un roi En ionçant des chaudières !

J'suis jeune, galant et beau Et ne suis point novice

Je fabrique du tuyau

C'est pour rendre service.

(Hourras.)

M. Pagnuelo continue en prose :

‘ Messieurs—M. Porrault vous a paré de sa jument moi j'vous dirai que les Roy de St. Pie, tous bons bleus qu'ils sont, sont des ingrats. Quand on er qu'ils achèten: leur ferblanterie à

’Assomption ! (Stupéfaction géuérale)

M. TACHÉ :— Pas possible !

M. PERRAULT :—C'est ta faute, Paguuelo, tu parle trop d’annexiou, ça les effarouche !

mais d'employer mes terrines de fer- 4

blanc.

Tous : — À bas les terrines dé terre !

À bas la poterie! Hourra pour le-ferblanc!!!

M. le Président : —Messieurs à l’or-

M. Le COMTE DE KEROAGK lui tirant | dre; remplissez vos verres, il me reste

doucement les favoris :

— Allons, plusieurs toasts à porter.

18 pour nous

, à M. Ray e moi donr

rs [[ltousre svs dents

Hourras.)

prose :

vous à pardirai qne bons bleus . Quand on rblanterie à a géuérale)

faute, Paiou, ça les

que je pis de ici a eu le bleu ! Eh [ue qui que 8 encore à de pas de ais si vous d'ordonner ivirons de > de terre, nes de fer-

dé terre !

ur le.fer-

urs à l'orl me reste

M. pe La Bauère, pre. à M. Kéroack., ‘aime les tousts bien rôties, avec du ‘“urre frais et du café très fort. Garçon, | ue palute ! |

M. Le Pnésinent:—An corrnerce, Wessieurs; Au commerce qui fait releurir le pays et alimente les popula-!

ions. M. Barbeuu veuilllez répoudre | » Je vis M. Barbeau se lever pour ré-|

Dondre muis obligé de sortis quelques.

prospère, grâce à s1 marine, Nous avons Gui vaisseau de guerre portant 3 canons et grand nombre d'autres san canons mais non moins formidables pour ceia !

M. J. A. Caacnox :—-Les canons de l'Eglise suffisent pour nous défendre !

Tous :—Bravo ! 1...

UXE voit orFICIELLE, au bout de 1a table.—Le Canada, c'est la troisième

tinutes, je n'ai pu saisir que quelques | puissance maritime (Hourras unan:-

pure de parases parfaitement insuff- BSantes pour me permettre de rapporter le fonds même de ce discours. Je

Mnexplquer quels rapports intimes Pxis

es. Que le lecteur passe comme moi.

A lu santé de la navigation M.le Vi- “omte de Keroack fit honneur aver “cette mâle éloqueuce du marin d’eau once qui lui sied si bien.

0 ‘“sancvigition,ditil date du délu- “pe; Noé est le premier canotier de l'univers et celui qui démontre le mieux l'excellence de cetart sans rival.

M Sunslui où serions-nous, messieurs ?

Dans le néant; lui seul avec son arche “sauva les bêtes du désastre universel.

N C'est vrai ! Bravo !) ‘ La uavigaiion est d'origine divine “et je le prouve par un sylogisme : En © créant l'Amérique Dieu la destinait à être habitée ; or, il failaitdes vaissaux pour y venir, donc, Dieu a créé la ma line.

M. TacHel— Bene !bene !

M. Girourd :--Parlez nous donc des

+ cours d'eau!

M. Keroack :—Sans ses vaisseaux

… Colomb n'aurait jamais découvert l'A-

mérique !

M. DE LA BRUERE père : — Sans le

« brandy pas moyen de digérer. Garçon,

une goutte d’eau de vie !

M. Keroack :— Aussi notre pays est

mes) : | M. REROACK :—Quant à moi, j'ai fait ma part, Où m'en tiendra compte, je

Coupris cependant que l'orateur var- | l'espère, et j'y compte. J'ai armée, pour Ait du percement du mont Genis et me servir du langage mythologique, “out iutrigué je cherche depuis lors à |

le trident de Neptune d'un poignet à vapeur et grâce à moi, les eaux paisi-

Ment entre l'epicerie egt les Hantes Al-' bles de l'Yamaska sont sillonnées enfss lsens et bercent amoureusement sur

leur sein le bateau Notre Dame, mon œuvre et la gloire éternelle de la noble famille des Lebrisse à laquelle jap par tiens.

M. Lussier :—Moi aussi.

M. Keroack :—M, Gendron est ami de la navigation et il m'a soumis lors de la formation du tiers parti, un projet pour canaliser la rivière Lasyelle, le ruisseau Gogli et la rivière Chi | bouette, afin de me permettre en navi guant de faire le tour de son beau cointé. Quel homme de génie, messienrs (M. Gendron salue.) Il voit tout, prévoit tout et pourvoit à tout ! Quel malheur que le tiers parti ne futpas établi.

M. Gendron alors devait être trésorier de la Puissance. Combien facilement

| nous aurions eu des fond, encore des | fonds, toujours des ‘onds ! (Bravos)

Mais cette maudite c lomni e des rou:

' ges à propos des $1,000 d’Acton à rendu impossible cette combinaison. Les ministres du tiers parti, collègues putatifs de M. Gendron, s’émurent, de cette accusatton et il fut resolu d’écarter M. Gendron du coffre et de lui confier seulement le portefeuille des

travaux Publics. Tont était décidé ; un

octroi de $ 100,600 était accordé et au-

décharges, etc, etc, etc. !!!... Gloire à M. Gendron qui a laissé faire le Code

raitété dépensé pour cette canalisi- | Municipal qui règle tout cela.”

tion sous la surveillauce de M. Gen-

Tous les auditeurs se pressent au-

dron, quand un soufie du tout puis- | tour de l’urateur, le felicitent, lui sersant M.Cartier réduisit en poudre ce | rent la main. M. le Comte de Keroack charmant chateau en Espagne ! Mais | lui dépose uu baiser paternel sur le

ne désespérons pas : Viennent les élec tions et le peuple. mieux informé saura forcer la main au pouvoir.

‘ Quel beau jour ce sera que celui

qui nous verra célébrer l’accomplisse-

front.

M.0E LA BRUERE, père :—Un :norceau de cette tarte aux pommes, garton ! à M. le président :— quel malheur, Rémi, que nous digérions si mal

ment de ce plan gigantesque i On à | ce que nous mangerns si bien ;

parlé du creusement de l'isthme de

. le président fait remo:quer qu’u-

Suez. Misère ! du percement du mont |ne chanson joyeuse serait la bien ve- Cénis, de la St. Jean auprès de la cana- | nne. après des discours aussi sérieux : lisation de la Sfelle, du Gogh, et de la | la suggestion est adoptée d'emblée et

: / Chibouette ! Advienne biertôt le suc

M. Girouard, à peine remis de la fati-

cès de cette immense entreprise et je | gue de son long discours se sacrifie et

mouriai content ! ”

M. PerrauLT :— Moi aussi !

M. Keroack prend son siège couronné d’applaudissements.

Des cris unanimes de : M Girouard, M. Girouard retentissent.

Ce monsieur se rend à l'appel rh».

leureux qui lui estfait et nous entre-

tient durant une heure sur utilité des Logique, il prend pour |

cours d’eau.

point de dépari les rigoles, s'étend sur les fossés, descend dans les décharges débouche dans les ruisseaux, tombe dans les rivières, suit le cours des

fleuves et enfin se perd avec.eux dans |

l'océan. Rien de plus intéressant que cette humide dissertation. M. Girnuarà établit avec une dialectique plus que serrée que sans les cours d’eau et la mer, leur réservoir naturel, l'eau couvrirait toute lasurface du globe et nous obligerait de n'habiter que les pitons les plusélevés des montagnes.

Le déluge, dit-il, fut causé par la

négligence 5t la naresse des prenmmers | te :

habitants du Globe. Ils ne faisaient

entonne sa célèbre chanson patriotique de l'émigré.

La voiià aussi complète que j'ai pu la saisir.

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