RE
Et tant et si bien travailla le saint nomme, tant et si bien trafiqua, troqua et fit.il
argent des meubles et immeubles, or et | j'yaux du Bonnet décédé, céants les dits
viens en la dite ile de Madagascar, que jumais ne vit goussets mieux garnis et boursillons plus renflés,
Le dit Notaire s'en fut donc à la recherche de l'hérédité par monts et par vaux, consulter régistres et papiers, titres et parchemins, ne put ripporter après dans le moins quarante lunes, un rouge liardaux Bonnets leurs cessionnaires et ayants causes, à partager.
Et lors.on ouit une grande plainte, et | voyant que le dit notaire gardait par de: |
vers lui les argents avancés tous dirent de concert que le saint homme était bien le plus finaud de l'endroit. Aussi le mit-on de suite greffier ès-cours de Juges de Paix, Six uns il le fur, dit-on, et ayant résigné la dite charge, garda neuf ans durant ensa bourse cent huit francs ne lui appartenant pas et qu'il paya, sans intérêts sur iceux auand ne put Les garder plus longtemps, Sur ce. tous dirent de-rechef qu'il était bien le plus finaud du canton. ; Aussi le fit on shérif et encore l'est-il, Or, le saint homme devant cent quatre vingt francs à un manant, refusa de les lui bailler : le manant l’assigna pardevant Dame justire et pendant la plaidoirie, il advint rencontre entr'eux, rapporte le digne homme. Le manant était chef de police et eut l'audace de demander payement et
nouvelle de l'argent à lui dû. Le notaire | tout marri se fâcha tout rouge, et répondit |
comme noble à vilain.
Le manant de la police malcontent jura |
et pesta contre Maitre Shérif et lui appliqua adjectifs et épithêtes, ce dont il fut bien affecté en son ame et conscience et se plaigrit pardevant les édiles de la municipalité. Ceu firent enquête en le mois d'Avril et “at en septembre le saint homme s t, lequel jura ces choses bel et «s fit défaut. de produire témoins €} } Dans l'in .: alele dit shérif sur serment juratoire avait tel et si bien répou du en la cause du manant contre lui quo le Président avait admonéesté le digne hom me etce fort injustement comme gens craignant Dieu l'ont affirmé.
Donc les édiles et les échevins de la dite
mais eut beau chercher |
‘ce notaire juré et immatriculé déconfit.
municipalité étaient tous forts mauvrd
chrétiens, point diseurs de Jitanies et em M. pemis du saint homte. er L'un d'eux dit:‘le dévot notaire n "M,
pas établi s4 plainte—son serment est éqi8f} sur voque, bien fou serait.on de sy fier ! 545 jet à caution il est.'' Et l'impie de fai Dies et nombreuses médisan es su | compte du Maitre Shérif, !
Un second [ qu'il soit frnppé de malt mort !] repart : ef ‘ Oncques ne vit tabellion plus entêt:
Après avoir conservé «n son boursillon cerf@f huit francs appartenant à notre municip\ à lité, neuf ans durant, en grande cachett:}ù il vient encore mettre la brouille ici. Not police a eu maille à partir avec lui et lui © dit de gros mots, À savoir ........... « DNS 1 dit-il : «ile bonnet lui fait que nfés s'en coifte t-il ? Sinon, qu'il aille un pesé voir ailleurs ! Que ne paie-t 11 les intérêt{£ qu'il nous a gardés plutôt !
Un troisième [le malheureux ! le soudard ! 44; ajoute en grande hâte : pe:
“ Messires, avons autre chose à faire quà juger entre notre police et le Maitre Shérif, S'il fallait commencer nous n'en tip} nirions plus, Multitude de gens de ce can{@e ton seraient cités par devant nous, journel#ss lement, et si prenions toujours Maitre hé 8 rif au serment on ferait pendrioches conti 2 nuelles : de ce Diexu nous garde ! J opine#® pour le renvoi de l'exploit, preuve et écri-Bs tures sous la table-” )
Et ces mécréants de rire à cœur joie de L
Et les autres de garder inéchamment un ‘ respectabie silence et d’opiner du bonnet.” : N Et ainsi, avons oui dire au saint homme, je se termina cette ignoble pantomime ! nr
Depuis, lors, seigneur Dieu, voit-on grand : É deuil, et triste mine en cette dite munioi- 2 palité. Le populairea grande douleur en 358 son cœur de voir pareilles injustices et le 198 saint homme épanche benoitement son fiel WE en bonnes et dévotes gazettes ; il proteste f et dit pieusement et ce par caaque soir six $ vingt douzaines de a D s pour ses per- {+ sécuteurs, Que Dieu l'ait en sa bonne et 5% sainte garde ! | +
Applaudissements prolongés. ‘Très ÿé bien ! ” 7%
forts mauve ‘ * Jitanies et «#2M. RayuonD : Quel malheur que ce! bon chrétien je pardonne à mes élecer Sanguinet ne soit point ici ! teurs. ; "M. pe LA BRUÈRE, père, se reveillant! M. zACHÉ : — Clericus meus, te co sursaut :—Rémi, the wind is SOUTH | nosco Semper pius, semper devolius, gloés! ! rin tibi !
. PERREAULT :— 1t is not WORTH sa-| M. &Genprox : — Que n'ai-je pour-
vot notaire n rment est équ *syltier LS impie de fai, ‘disan es su |
! tant pas fait pour le pays et pour ces frnppé de mal M. Ginouarp, à son voisin :—[ par- | ingrats ? Jugez : Je leur avais promis éhi italien, j'cré ben ? de voter pour la réduciion du salaire
plus entêt: "à boursillon cerfei otre municip: M ande cachetts
uille ici. Notrth vec lui et lui. M. R Raymoxp : —Atlends mon fis-| dant que je votasse comme les autres
…..... 008. [se levant] Messieurs, une derniè- | pous assurer 850.000 de traitement à lui tait que nfésanté ; le Docteur roufle, Alphonse | l'envoyé de notre Souveraine. Je le aille un pegléndort et nos femmes sont inquiètes. | fis, la mort dans l'âme ! 11 les intéré{fiires) Buvons au futur triomphe de! M. Rayuonp :—Quel héroïsme ! ete sdértatit 10 re illustre ami, M. Gendron, dansle | M GENDRON :—Elh ! bien ! mes élec- ‘comté de Bagot ! Verres pleins et bum | teurs ont l’air de m'en vouloir à ce suchose à fair dé: jet :
e et le Maitre M, GENproN :—L'heure est venue Tous :—Vous avez qu'à voir " nous n'en fip@r moi de vous dire adieu ; bientôt M. GEXDRON :—En 1869 j'ai prévenu, ns de ce canf@gonvoi de notre cher Grand-Tronc | En compagnie d’une douzaine d'autres PAT EN En. 2 Imtemporter gratis vers la capitale ; députés, M. Cartier que ïe ne pouvais rioches conti M dernier mot, je vous prie. Vouset SR LE seul sou pour le Nord Ouest, arde ! J opineMQUs seuls m'avez montré de la recon- | la milice et les fortifications ; j'en averreuve et écrilissance pour les services que j'ai | tis en confidence quelques uns de mes dus au pays. Voyez autour de vous. | supports : entre nous les dépenses faicœur joie de OL sont mes électeurs ? | tes par le goiivernement à ce sujel sont déconfit. j. Pennauzr :—Je n'en vois nulle | Pa? aitement inutiles. M. Cartier insishamment ungêft ; ils n'ont pourtant pas acheté | là ; je lui représentai que c'etait jeter inér du bon. BR des chevaux de vous ! | des millions â l'eau, que mes électeurs MM G tan PE ui LIEN garderaient rancune. Tout fut Ant honime, MP”, CENDRON ii pas * |inutile :ilne voulut rien entendre et mime! Messieursils me trailent, ces ant | m'ordenna de le soutenir ; je Le fis, la oit.on grand me un être insignifiant Ils! 5 dans l'âme ! Eh bien : ils ne me dite munici. MBnt pas eu le cœur de m'offrir un |kiénnent pas compte de mon abnéga- | douleur en diBer, que dis-je pas même un réveil- | ion! né ustices et le IR! Soyez bénis, hommes généreux, Tous :—Vous avez qu'à voir ! ent son fiel M@Us qui m'avez offertet donné spon-| M Grnpron : be gouvernement a ; il proteste f#iément un parti de firelCela me con- nndé 89200 ë : ER 4 Hat demandé 3200 pour payer ceux qui que soir six ggle et si je n’écoutais que mon cœur, outoris! trait d seit lors de « A CSS Der: D ésenterais plus dans Bagot D Ji ue sa bonté et Me M6 Pr + 80% | dernière éclipse (Comptes publics 1869 F mais bien à St. Hyacinthe !(Sensation.) 1870, Page 110.) Je déclarai franchess. Très M. GinouanD : —Je voterai pour vous. ment à M. Cartier que c'était payer $ Menez ! à bien cher pour une chose inutile M. M. GEenDron :—Non, messieurs, en ‘Cartier ne voulut rien entendre et je
E voisin :—Chut ! affaires de famil- | exhorbitant du gouverneur général : | [une promesse est sacrée el la violer M. A. Raymonn, à son père :—Papa, est une grande souffrance pour un lest trois heures du matin ; j'mendors!|grand cœur. M. Cartier exigea cepeu-
fus forcé de voter comme les anirns.
Eh ! bien, nes électeurs m'en veulent encore à ce sujet !
M. TacHé :—Quousque tandem electori Bagoti abutere patientiä Gendronni !
Prusrgurs voix ;—Vous avez qu'à voir !
M. Genoron :—Ils m'en veulent les ingrats ! J'ai pourtant en tout cela fait mon de voir, rien que mon devoir ! Partout et toujours j'ai voté du bon côté !
Que peuvent-ils me reprocher ?En m'éli sant ils savaient pourtant bien que je suivrais M. Cartier. Je l’ai suivi fidélement ; et pas de diner; pas de manifes tation ! pas de remerciments ! rien !
rien, messieurs, rien |
M.DE LA BRUÈRE. père, reveillé toutà fait :—Pas si haut ! si l’on vous en tendait, cela vous compromettrait !
M.racué : — Nolli timere! In vino | veritas ! |
M. Girouarp :—Est t'il savant ce M.
Taché. [I parle en tarmes comme un
AL Genprox : -—Je fais, messieurs.
Je finis.
groslivre. Pas moyen de l’'comprendre! |
M. TacnE :-- Finis roronat opus ! 1 M. Ginoron :—Je pars, Soyez sûrs, M Messieurs, que je ferai mon devoir &
juiqu'au bout. Fori de votre approba-
tion, je resterai ferme à mon poste, Vo-« tant toujours avec indépendance comme M. Cartier le voudra. Vous êtes des grands cœurs.
M Tacxé, se frappant sur le ventre :
—Anima magna in parvulo corpore ? à In illo tempore ait Gendronnus amicis suis : asinus asinuwm fricat !
M. GENDRON :—Adieu, mes amis, Adieu ! [Il met son chapeaul].
M. Tacne :—Jle missaest ! [M. Gendron met son capot.]
M. TacË :—Jle tira croquata est ! (M.
Gendron met ses claques.)
M. Keroacx, père embrassant M.
Lussier :—Pax tecum ! (M. Gendron met ses gants.)
M. TAGHE :— Je gratias agamus Dorino !
Tous :— Amen !
.(Exeunt.)
LL opus ! ï Soyez sûrs, # mon devoir + re approba- .
)n poste, vo-
dance com- "#
ous êtes des W
r le ventre :
0 corpore ?
inus amicis
ha amis, Mes Et ERRATA.
, LESC PR PAP ago 5, 2nde colonne, ligne 39ème : au lieu de “l’engraissait” lisez ‘ s'engraissait.” no aie èr i au lieu de “est” lisez ‘‘et.
assant M. Page 7, Îère col., 19e ligne, A tan” : Gendron age 7, 1ère col., 20e ligne, au he “a res age 7, 2nd colonne, ligne 19ième , ajoutez après ‘“s t‘ttous.” in one pi 2nd col, lhgne 40ième au lieu de ‘“ Lasuelle ” lisez ere 8, col. 1ière, ligne 17 correction, page 8, col. ière, 17. tt ie ligne, ms 9, col. 1ière, au lieu de “ Chicoine” lisez “Chagnon.” age 4 co 2, ligne 25me, après “et da” lisez “bout du pied le posté SR à rieur du” de Page 12, col. 2, ligne 10, au lieu de‘‘même” lisez “mère.
ua est 1 (M.
mus Domi:
Exeunt.)