‹ Un parvenu comedie en cinq actesChapitre 77 sur 140 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Mais...

Allons, dépéchez-vous !

Vous ne nie devez rien.

ALBERT

Prenez donc, vous dis-je !

MOSCA

Mais, Monsieur...

ALBERT

MOSCA

Je l’exgige.

ALB ERT

Morbleu ! je suis au bout.

Vous avez bien voulu payer...

M OSCA

Moi 1 rien du tout !

ALBERT

Le billet de Dupuis...

MOSCA

C’est cette... demoiselle Qui solde les billets qu’on ne fait pas pour elle !

Ce qui prouve qu’ayant les daines dans son jeu,

En dépensant beaucoup, on peut payer très-peu.

ALBERT

Quoi Laurence!..

MERCIER, à part.

Laurence !.. elle l’aime et s’est tue!

ALBERT, exalté, à Mosca.

Je ne te dois rien!., mais il faut que je te tue !

— Ah! je ne te dois rien ! Tu n'as donc pas compris Que si je supportais l’injure et le mépris,

Que si je me taisais, si je courbais la tête,

Si je buvais l’affront, c’était pour cette dette?

Ah ! ma dette était fausse!.. Ah ! je ne te dois rien ! Tu ne m’as pas rendu de services ? Eh bien,

A nous deux maintenant...

MERCIER^ Y arrêtant.

Que fais-tu?

ALBERT

J’ai rougi tout à l’heure...

Mais, mon père,

Lâche, lu le sais bien !

MOSCA

Et pâli !

A LBERT.

De colère,

Pas d’injures.

ALBERT

Eh quoi !...

MERCIER

Va te battre !

ALBERT, serrant la main de son père.

. Ah ! merci, mon père !

(A Mosca.)

Suivez-moi!

De grand cœur 1 Nous verrons si ce bruyant courage Ne s’envolera pas; ce serait grand dommage!

11 est rare. — Pourtant, si vous repûlissez,

Jeune homme, vous savez, j’ai là des sels.

ALBERT, à Mosca.

Passez !

MERCIER

Albert!... — Courage, enfant!

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