‹ Un parvenu: comédie en cinq actes, en versChapitre 53 sur 81 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Donc, je garde les fonds.

LAURENCE

Quoi!

MERCIER

Positivement.

LAURENCE

Mais...

MERCIER

Je t*ai démentré jusi]ues à révidcnce Que tu ne pouvais pas faire cette imprudence.

LAURENCE

Mon onde, j'ai promis !. . y

MERCIER

Ma nièce, j'ai juré De te servir de pèr^ et je fen servirai.

LAURENCE

Pourtant...

A ton désir, s'il se fait que je cède.

Je ne iç remettrai tes fonds que je possède, M'attribuant un droit tout à fait paternel.

Que dans le cas précis d'un ordre très-formel.

LAURENCE

Je ne commande pas, mon cher oncle, je prie.

MERCIER

Ltje ne consens pas à cette étourderie!

LAURENCE

Par grâce!

MBRCIEIt.

Je refuse.

LAURENCE, suppliante.

Accédez à mes vœux!

MERCIER

Non!

LAURENCE, après beaucoup d'hésitation.

Alors, donnen-moi mon argent... je le veux!

MERCI ER, tirant un paquet qu'il met sur la table.

A ton aise!... — Voici tes comptes de tutelle. Regarde si je fus un tuteur intidèle.

LAURENCE

Oh! mon oncle l

es UN PARVENU

MERCIER

Regarde!

LAURENCE

A quoi bon tout ceci?

C'est inutile.

MERCIER

Non, car je le veux aussi.

LAURENCE, faisant semblant de parcourir les papiers.

Ah! vous êtes cruel, — trop cruel, — je vous jure. Car vous me rappelez d'une façon bien dure Que l'orpheline pauvre a, dans votre château. Retrouvé sa famille endormie au tombeau.

— Allez, je m'en souviens, car malgré l'apparence...

MERCIER, lui désignant du doigt une place sur les papiers.

Écris au-dessous, — là : — Compte approuvé. Laurence.

LAURENCE, signant.

Laurence.

MERCIER, lui donnant un portefeuille.

Donne-moi ta quittance. — Voilà Tes fonds. C'est bien.

(lisant.)

Reçu... — Non, ce n'est pas cela.

Ajoute encore — ici : — Pour solde de tout compte...

LAURENCE

Vous me faites monter le rouge de la honte Au visage, mon oncle.

(Lui rendant le papier.) Est-ce tout?

MERCIER, pliant le papier.

Je me mets En règle, ma pupille. Est-ce qu'on sait jamais Ce qui peut arriver? — Quand on fait des affaires. Ma nièce, on doit viser à les rendre très-claires.

LAURENCE, fléchissant le genou.

Pardonnez-moi, mon oncle...

MERCIER

Et maintenant, adieu !

LAURENCE, en larmes.

11 ne voudra jamais me pardonner ! — Mon Dieu!

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