‹ Un pèlerinage au pays d'Evangéline [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 92 · Archives de la Nuuvelle-Ecosse, p · texte numérisé non relu

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Lawrence savait très-bien qu’il n'avait pas le droit de présumer de latvolonté du gouvernement anglais, Il n'avait qu'à ouvrir les dépêches adressées depuis longtemps à ses prédécesseurs pour lire les ordres les plus formels à cet égard, comme celui-ci par exemple :

‘,,,.You are not to attempt their removal without His Majesty’s positive order .”-- Archives de lu Nouvelle-Écosse, p. 58, Et cette recommandation à Lord Cormwallis: ‘%,,.,We doubt not but that you:will continue using all possible means that may prevent the French inhubitants retiring frow the province.” Id. p. 611.

Le cabinet de Londres n'avait pas osé signer l’ordre d'expulsion, parce qu’il se rappelait que la position fausse faite aux Acadiens était due à son attitude et à celle de ses agents vis-à-vis d'eux, surtout au serment de neutralité que des gouverneurs leur avaient permis de prêter. L'honneur de l'Angleterre était engagé dans ce dilemme : ou protéger les Acadiens, ou les laisser partir librement.

Ceux qui veulent étudier cette question au point de vue légal peuvent consulter une savante dissertation publiée sur ce sujet par un historiographe américain. 11 démontre que les Acadiens furent bannis, non pas pour délit politique, mais à cause de leur 1eligion, et qu'on ne prit pas la peine d'observer les formalités les plus élémentaires de la loi,

Nous en extrayons le passage suivant :

‘* Supposing, now, that the English laws against Popish Recusants applied to the inhabitants of the British Colon:es— 2, point which is surely not very certain and though maintained by à New Eugland Wiuslow in 1755, would have been gravely questioned by a New England Adauns in 177E-—-e come to

tenait

Ah! s’il y avait eu à Halifax un vraireprésen’ant du cabinet de Londres, les Acadiens n'auraient pas

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