CHAPITRE PREMIER
L'Enfant — Éclat de la Naissance
Éducation domestique
Le Collège — Mgr Haffreingue — Charité
et Piété de Raoul — Paris
Prévoyance de M. et Mme de Préville
Les Bons Camarades — Patronage
St- Charles — Vocation Ecclésiastique
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DEPUIS un demi-siècle les œuvres de jeunesse se sont répandues sur le sol de notre pays d'une façon merveilleuse. On pourrait à peine compter aujourd'hui les cercles catholiques, les patronages, les ouvroirs, les réunions de toute nuance et de tout genre, qu'a suscités partout le zèle des saints.
L'auteur de la vie de M. Allemand terminait son ouvrage par l'expression de ce désir : « Un remède reste à notre pays, où, à côté du mal, il y a encore tant de précieux germes et de puissants éléments de bien : c'est la bonne et chrétienne éducation des générations nouvelles.
Et cette éducation, c'est par trois moyens principalement qu'elle se fera.
Par les collèges chrétiens ;
Par les catéchismes de première commu-
nion et de persévérance, très bien faits, dans toutes les paroisses grandes et petites ;
Et par des œuvres de jeunesse établies partout dans les villes et dans les campagnes, pour les classes, non seulement ouvrières, mais moyennes et supérieures de la société, et très chrétiennement dirigées (i). 2
Ce vœu d'une âme de Prêtre, beaucoup d'apôtres travaillent partout à le réaliser aujourd'hui. Nous voudrions, dans ce travail que nous entreprenons pour la plus grande gloire de Dieu, faire revivre la physionomie simple et grande, austère et souverainement attachante d'un de ces zélés serviteurs des pauvres et des petits, de M. l'abbé de Préville, religieux de la Congrégation des Frères de Saint Vincent de Paul.
Véritable disciple de M. Allemand, c'est dans les enseignements de ce saint Prêtre qu'il apprit à aimer les malheureux et les déshérités de ce monde ; c'est dans sa « Vie » qu'il puisa sa grande affection pour les enfants et pour les adolescents ; c'est là qu'il chercha et qu'il fit chercher à ses amis la science des œuvres de jeunesse.