‹ Un pere ou La famille Simon drame en trois actesChapitre 18 sur 57 · POTIN, ÉLISE, SIMON · texte numérisé non relu

POTIN, ÉLISE, SIMON

potin, accourtwf. M. Simon! M. Simon!

on vient vous prévenir qu’on aperçois à l’horison un gros bâtiment ; on dit que c’est celui du capitaine Gustave.

élise. Âh ! mon père ! c’est lui ! Je le sens aux battemens de mon cœur !

potin. Oui , mademoiselle , c’est lui ; car ça m’a fait la même effet tout-àl’heure quand...

Simon. C’est bon. Continue ta besogne ; tu en as aujourd’hui, et tu n’y es pas habitué à celle-là. Dam! nous n’avous plus autant de domestiques, il faut que le travail de chacun soit réparti.

POTIN. Ah! ben oui , 1’ travail , ça n’ me fait pas peur à moi. Y n’y a qu' madame Potin... Mais elle est vieille, c’te femme... Et les vieilles femmes, il faut diablement les r’muer pour qu’ ça puisse faire quèque chose.

SIMON . à Elite. Je vais voir sur le port si c’est bien Gustave qui nous arrive, pour le ramener dans tes bras. Ah! çà , maintenant , si c’est lui , mon enfant , ce bal qui d’abord m’avait tant déplu , devien-

est

dra pour nous le mobile d’une grande fête... IV on -seulement , je voudrai que tu y paraisses, mais encore que tu y sois brillante!

Elise. Je le serai, mon père.

SIMON. Ma foi , je ne serai plus fiché que mon monde soit congédié, et d avoir renvoyé toute affaire à mon banquier; car nous pourrons être tout à lui au moins.

Allons, va te préparer. Adieu, adieu, mon enfant.

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