‹ Un pere ou La famille Simon drame en trois actesChapitre 24 sur 57 · LA MARQUISE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE

MtD. SIMON. Vous avouerez, marquise, que j’ai un malheur décidé à votre bouillotte? Chaque fois que je tiens, on me décave; c’est vraiment une chose extraordinaire.

LA MARQUISE. C’est vrai , la chance vous est contraire aujourd’hui; mais vous aurez votre revanche. Tout le monde est enchanté de vous ; et la duchesse de Sainte-Vallée, qui ne vous connaissait pas encore, vient de faire les plus beaux éloges de vos manières à notre réunion.

MAD. Simon. Vraiment?

la marquise. Et en effet , je vous ai bien observée, il est impossible de perdre avec plus de réserve, avec plus île grâce !

Enfin, comme je vous le disais , tout le monde en est enchanté. — Ah! c’est vous, M. de St.-llilaire ? vous ne deviez venir que pour le liai.

st. -hilaire. J’ai eu des affaires pour mon ami. (Hue.) J'ai à vous parler.

la marquise. Je sois à vous. (A Madame Simon.) Vous ne larderez pas à revenir, n'est-ce pas? Je suis sure qu’on se plaint déjà de votre absence, tant vous êtes désirée!

MAI». SIMON. Oui . oui. je vais y aller.

la marquise , bai à St.- Hilaire. Que voulez-vous tne dire, mon ami?

st. -hilaire. Avez-vous les billets que je vous ai demandés ?

LA MARQUISE. En voici pour vingt mille francs, c’est tout ce qqe j’ai de Madame .Si-,

mon ; mais il faut que vous me promettiez qu'ils ne sortiront pas de vos mains.

ST.-niLAIRE. C’est bien mon intention!

(lia sortent.)

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