LA MARQUISE
MtD. SIMON. Vous avouerez, marquise, que j’ai un malheur décidé à votre bouillotte? Chaque fois que je tiens, on me décave; c’est vraiment une chose extraordinaire.
LA MARQUISE. C’est vrai , la chance vous est contraire aujourd’hui; mais vous aurez votre revanche. Tout le monde est enchanté de vous ; et la duchesse de Sainte-Vallée, qui ne vous connaissait pas encore, vient de faire les plus beaux éloges de vos manières à notre réunion.
MAD. Simon. Vraiment?
la marquise. Et en effet , je vous ai bien observée, il est impossible de perdre avec plus de réserve, avec plus île grâce !
Enfin, comme je vous le disais , tout le monde en est enchanté. — Ah! c’est vous, M. de St.-llilaire ? vous ne deviez venir que pour le liai.
st. -hilaire. J’ai eu des affaires pour mon ami. (Hue.) J'ai à vous parler.
la marquise. Je sois à vous. (A Madame Simon.) Vous ne larderez pas à revenir, n'est-ce pas? Je suis sure qu’on se plaint déjà de votre absence, tant vous êtes désirée!
MAI». SIMON. Oui . oui. je vais y aller.
la marquise , bai à St.- Hilaire. Que voulez-vous tne dire, mon ami?
st. -hilaire. Avez-vous les billets que je vous ai demandés ?
LA MARQUISE. En voici pour vingt mille francs, c’est tout ce qqe j’ai de Madame .Si-,
mon ; mais il faut que vous me promettiez qu'ils ne sortiront pas de vos mains.
ST.-niLAIRE. C’est bien mon intention!
(lia sortent.)