‹ Un pere ou La famille Simon drame en trois actesChapitre 25 sur 57 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Mme SIMON, VICTOR.

mad. SIMON. Toujours en perte, toujours! ah! je commence à crore M.

Simon, celte marquise sera cause de bien des maux ! ali ! c’est vous, Victor?

VICTOR. OUi, ma mène.

( Il l’embrasse et s’assied près d’elle. )

mad. SIMON. Vous m’embrassez bien tendrement aujourd'hui. . . auriez-vous encore besoin de moi?

VICTOR. Ah! ma mère! ce n'est pas cela... vous savez combien je vous aima, et je sais combien vous méritez d'être aimée !... il est vrai cependant... que j’ai une demande à vous faire.

mad. SIMON. Qu'est-ce donc? je ne vous vis jamais embarrassé comme en ce moment.

VICTOR. C’est qu’il s’agit en effet d’une chose pour laquelle je ne vous ai jamais sollicitée.

mad. SIMON. Qu’allé est-elle ?

VICTOR. C’est... votre consentement...

MAD. SIMON. Pour?...

VICTOR. Pour me marier.

MAD. SIMON. Vous marier! aimeriezvous déjà?

VICTOR. Oui, ma mère. Et celle que j’aime, vous la connaissez... elle vient ce soir ici, au bal.

MAI». SIMON. Ditas-moi son nom.

VICTOR. C’est Marie ! La belle Marie !

mad. SIMON, te levant. Mademoiselle de Sourdeuil ! je vous approuve Victor ; vous ne pouviez faire un meilleur choix. Des vertus, de la fortune... (d part) trop de fortune, peut-être! (haut) et... a-t-elle agréé vos hommages ?

VICTOR. Pas encore. Elle attend que je me présente à ses parens.

mad. SIMON. C’est juste, il faudra le faire.

VICTOR. C’est bien mon intention...

mais, avant, j’aurais désiré savoir si elle m’aime réellement... et, pour cela... je voudrais lui faire un présent.

MAD. simon. Je n’y vois pas de mal, si toute fois les parens y consentent.

VICTOR. Comme je n’ai pas la somme nécessaire... je viens vous faire un dernier emprunt...

tN

luo. simoh. Un emprunt? mais hier je vous ai fait donner cinq cents francs.

VICTOR. Oui, mai6...

mad. SIMON. Vous les area déjà dépensés?.. et comment?., vous avei joué, peut-être... ah ! vous avez joué ! ! !

VICTOR. C’était pour la dernière fois.

MAD. SIMON. Oh! oui, Victor... que ce soit la dernière fois, la dernière ! car vous ne savez pas, vous ne pouvez encore savoir combien il est terrible de ne pouvoir se passer du jeu !

VICTOR', étonné. Mais, ma mère...

mad. SIMON, vivement, bien, bien, c’est assez, ne parlons plus de cela, je vous pardonne.

VICTOR. Alors vous aurez la bonté de me prêter.

MAD. SIMON. Mais je ne le puis pas, mais cela m’est impossible.

VICTOR. Comment? j’avais pensé au contraire que puisque vous donniez un bal...

mad. SIMON. Un bal ! ah ! si vous en connaissiez les motifs, si vous saviez!..

VICTOR. Expliquez-vous, je vous en prie.

MAD. SIMON. Eh bien ! ce bal, je l’ai donné...

Oa entend un coup de canon. )

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