‹ Un pere ou La famille Simon drame en trois actesChapitre 41 sur 57 · SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIV

SIMON , Mad. SIMON, ST-H1LAIRÉ.

au fond.

MAD. SIMON. Enfin | monsieur , me direz-vous !...

SIMON. Qu’ai.je à tous apprendre encore? Ne voyez- vous pas sur mon front que je suis deshonoré ?...

MAD. SIMON. Que voulez-vous dire ?

SIMON. Que vos dilapidations out enfin précipité ma ruine ?

mad. simon. O mon Dieu 1 ce a’est pas possible ?

SIMON. Regardez ces billets protestés!.

Voyez ces signatures. , ce sont les i

vôtres..,, malheureuse! avoir souscrit pour vingt mille francs en un jour, vingt mille francs 1 comment les payer?

MAD. SIMON. Mais votre banquier ?

SIMON. Il n’avait plus rien et n’a pu satisfaire. Et les effets, des effets signés de ma main, sontprotestés maintenant. (Lui saisissant le bras. )Mais dites-moi donc comment je pourrai me tirer de cette affaire?

mad. SIMON. O mon Dieu, vous me faites mal. mais vous me faites mal, monsieur!

vous oubliez sans doute qui je suis?

Simon. Qui vous êtes? mauvaise épouse!

mauvaise mère !

mad. simon. Ah ! Monsieur, cessez , cessez je vous prie.

st-hilaire. Je suis vraiment fâché d’interrompre votre entretien ; mais comme la nouvelle de votre ruine se confirme et devient officielle, voici des billet» signés de votre main que je vous prie d’acquitter sur le champ.

SIMON. Des bi Uets signés de ma main ?

A vous?

ST-niLAlRE. Oui, monsieur, à moi. . ..

Regardez.

SIMON. Comment ces billets sont-ils aujourd'hui en votre pouvoir?

ST-HILAIRE. Que vous importe ? iis y sont : maintenant il font les payer.

SIMON. Plus tard. . . demain.

ST-HILAIRE. Non, non, aujourd'hui j l’instant même il me faut de l'argent! ’ Simon. Je n’en ai pas.

ST-HILAIRK. Il faut en trouver. On ne donne point de bal quand on no peut faire honneur à sa signature.

MAD. SIMON. Qu’entends -je ? Est -ce bien vous, .Saint-Hilaire, qui parlez ainsi?

ST-HiLAIRB. Non , non , ce n’est pas Saint-Hilaire, c’est le fils de bernard ! de Bernard, que vous avez ruiné 1 qui so venge aujourd’hui de la mort de son père et reprend la fortune que vous lui aviez fait perdre 1

MAD. SIMON. Ah 1 grand Dieu 1

( Elle ra s'asseoir. )

St-hilaire. Maintenant.... banqueroutier Simou, il me faut de l'argent.

SIMON, vivement. Banqueroutier!!

st-hilaire. Oui, oui, banqueroutier !

SIMON, le prenant au collet. Ne répétez pas ce mot, jeune homme, ne le répétez pas ! car le vieillard , voyez-vous , tout affaibli qu’il est, retrouverait encore assez de force pour vous mettre à scs pieds !

( Saint-Hilaire plie et tombe à genoux. )

st-hilaire. N’employez pas la violence, ou sinon...

Di

iB

LE MLSiSIN

m\i>. simon. Par grâce, mon a ni, aisscz-le. qu’il parte.

st-iiilaire. se rtltvanl. 11 ne tient qu’A monsieur, de me faire sortir.

SIMON. Demain, vous dis-je, vous avec ma parole.

ST - hilaire. Je vous le répète , un banqueroutier n’en a pas !

L SIMON, saisis tant les pistolets restés sur

mÉlTlLL.

la table. Malheureux ! tu es checmoi , et

tu me braves ainsi !!

(lU'ajuatc.EIise, qui entre avec Guitare, reçoit le coup et tombe auprèi de aa mère étaoonic.)

SIMON. Ma fille! ma fille !

st-hilairk. A l’assassin ! à l’assassin!

VICTOR, l'arritant par sa cravate et lui mettant la main sur la bouche. Silence.

( Gustave veut relever Elise, — Tableau. )

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