ACTE CINQUIÈME. IGJ
ANDRÉ
Où sont ces lettres?
ALDERTINE.
Les voici ; je vous les rapportais.
ANDRÉ, les déchirent.
Pour les clefs et les lettres, vingt mille francs, est-ce assez?
ALDERTINE.
C'est plus que convenable!
ANDRÉ
On ne saurait trop payer le bonheur de retrouver son père!
ALDERTINE.
Voici la lettre de change.
ANDRÉ, après avoir écrit.
Et voici un bon sur mon notaire.
ALDERTINE, après avoir lu le papier.
Merci. (Elle le met dans son portefeuille. ) AlorS, VOUS aVCZ TCVU
votre père?
ANDRÉ
Oui.
ALDERTINE,
Et il va revivre avec vous ?
ANDRÉ
Tout à fait.
ALDERTINE.
Et il aura bien raison ! 11 n'est pas plus fait pour noire monde que pour labourer la terre; hier, je le lui disais. Et
j'ai bien vu, par la lettre que j'ai trouvée en rentrant, qu'il n'y avait pas à lutter contre sa décision. Enfin il faut se consoler. Vous lui ferez bien mes amitiés.
ANDRÉ
Je n'y manquerai pas.
Joseph entre.
ALBERTINE, à part.
Il était temps ! (a Joseph.) Tenez, Joseph, je ne vous a jamais rien donné ; voici cinq louis pour vous !
Merci, madame ! Je ne veux pas de votre argent !
ALBEPiTINE, remettant les cinq louis dans son porte-monnaie.
Autant de gagné !
Elle sort.