‹ Un Père prodigueChapitre 24 sur 113 · AN DUE · texte numérisé non relu

AN DUE

Il s'agit bien d'aimables personnes! C'est toi qui es aimable...

Qu'y a-t-il?

Je suis furieux.

Contre qui?

Contre toi.

LE COMTE

ANDRE

LE COMTE

ANDRE

LE COMTE

Qu'est-ce que j'ai fait?

ANDRÉ

'f d as fait une lettre de change.

LE COMTE

Moi?

ANDRE, lui remettant un papier.

La voici.

LE COMTE, après avoir regardé le pipier.

Ce n'est pas une lettre de change, c'est une traite, sais ce que c'est, elle vient de Londres; c'est pour bateau.

ANDRÉ

Elle vient de Londres, et c'est pour le bateau; cela l'excuse pas. Qu'est-ce que c'est encore que ce bateau?

Mais on ne devait la présenter que le 13.

3S UN PERE PROD.IGUE.

ANDRÉ

Eh bien?

LE COMTE

C'est aujourd'hui le 15 ?

AxXDRÉ.

Tu ne le sais pas ?

LE COMTE

Je croyais que ce n'élait que le 14. Tu as payé?

ANDRÉ

Naturellement !

LE COMTE

Je te dois six mille francs, voilà tout.

ANDRÉ

Oui, voilà tout. Mais tu ne m'avais pas prévenu; je n'avais pas d'argent ici; il m'a fallu en demander à mon notaire. Je te prierai à l'avenir...

LE COMTE

Pauvre garçon! mais entre nous, tu aurais mieux fait, puisque tu ne m'as pas vu depuis un mois, et que tu m'aimes bien, de m'embrasser en me revoyant, que de me dire tout ce que tu m'as dit.

ANDRÉ, l'embrassant.

Ça n'empêche pas...

LE COMTE

Le second mouvement est bon chez toi, ' je le sais — aussi tu devrais toujours commencer par celui-là. Je ne t'en demande pas moins pardon de l'embarras que je

t'ai causé, (prenant des billets d<j banque dans sa poche.) Voilà tes

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