‹ Un Père prodigueChapitre 45 sur 113 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

UÉLÈNE.

D'avoir eu une fantaisie qui vous entraîne à une folie pareille.

LE COMTE

Voulez- vous vous acquitter avec moi?

UÉLÈNE.

Je ne vois qu'un moyen : c'est d'armer une frégate et de vous emmener faire le tour du monde.

LE COMTE

Ne VOUS en avisez pas! j'irais... Non, il y a un moyen plus simple.

HÉLÈNE

Qui est?

LE COMTE

Qui est de me donner la main.

HÉLÈNE, lui donnant la main.

Et puis?

LE COMTE

Et puis de me permettre de la baiser.

HÉLÈNE

Après ?

LE COMTE. e

C'est tout. Nous sommes quittes.

C'est ce que je vous donne tous les jours et pour rien. Ce n'est pas assez.

LE COMTE

Prenez garde ! ne vous avancez pas trop ; je suis capable de vous demander des choses terribles.

HÉLÈNE

Quelles choses?

LE COMTE

Plus tard.

HÉLÈNE

Non, tout de suite.

LE COMTE

Impossible maintenant ; il faut que mon fils soit là.

HELENE

Votre fils ?

LE COMTE

Oui.

HÉLÈNE

Je ne comprends pas du tout. Va-t-il arriver bientôt?

LE COMTE

Dans un instant.

Et il va me demander des choses terribles, en votre nom?

LE COMTE

En mon nom.

HÉLÈNE

Et que je puis accorder ?

LE COMTE

Elles ne dépendent que de vous.

HÉLÈNE

Alors, si elles ne dépendent que de moi, elles sont accordées d'avance.

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