‹ Un Père prodigueChapitre 47 sur 113 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les MÊMES, ANDRÉ.

ANDRÉ

Est-il encore temps de se présenter, madame?.

LA MARQUISE

Voilà huit ans que Ion ne vous a vu, et un mois que Ton vous attend. Quelle excuse avez-vous à donner ?

ANDRÉ

Je n'en ai pas.

LA MARQUISE

C'est la meilleure. On vous pardonne. (EUe présente de iigneraye.) MonsieuF de Ligneraye...

Les deux hommes se saluent.

HELENE, au comte, pendant qu'André baise la main de la marquise et donne des poignées de main à de Naton, qui lui cache Hélène.

Ne bougez pas, je suis curieuse de voir s'il me reconnaîtra.

LA MARQUISE

Ycus voyez l'occupation de votre père; il passe sa vie ainsi. Il n'a même pas entendu annoncer son

ANDRÉ

Mademoiselle Hélène non plus !

LA MARQUISE

Vous la reconnaissez donc ?

ANDRÉ

Je suppose que c'est elle parce que je la vois là, car elle est bien changée. J'ai quitté une enfant, et je retrouve une femme.

HÉLÈNE, bas, au comte.

Ils parlent de nous.

LE COMTE

Positivement.

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