ACTE DEUXIÈME
LA MARQUISE, à André.
Voyons... pourquoi ne vous a-t-on pas revu plus tôt?...
ANDRÉ
Tous les jours je voulais partir, et tous les jours j'étais retenu...
LA MARQUISE
Par le cœur ?
Oh ! Dieu, non I
LA MARQUISE
Cependant, le cœur doit être héréditaire dans la famille. Ce n'est pas ce qui manque au comte.
ANDRÉ
Mon père en a plus que moi.
LA MARQUISE
C'est un être excellent !
ANDRÉ
C'est le meilleur des hommes !
LA MARQUISE
Vous l'aimez?
ANDRÉ
Je l'adore, et il en abuse.
LE COMTE, à Hélène.
Eh bien, comment le trouvez-vous? N'est-ce pas, que c'est un beau garçon ?
HÉLÈNE
Je ne m'y connais pas beaucoup, mais il me semble que oui.
LE COMTE
Et bon !
Vraiment !
LE COMTE
Et plein d'esprit !
HÉLÈNE
Vous l'aimez, votre fils?
LE COMTE
Je l'adore.
HÉLÈNE
Comme c'est gentil, un père et un fils qui s'aiment aiasi! Le voilà qui regarde de notre côté. Ayons l'air de causer et de ne pas le voir.
LA MARQUISE, à André.
Il faut pourtant que vous renouveliez connaissance avec Hélène, quand ce ne serait que pour lui dire toutes les choses graves que vous avez à lui communiquer ; car vous savez qu'on n'attend plus que vous pour cela. (Appelant.) Hélène !
HÉLÈNE
Ma tante?
Elle se Irve, et va au-devant de sa tante. LA MARQUISE.
Ton ancien ami, monsieur André de la Rivonnière.
HÉLÈNE, cérémonieuse.
Monsieur...