‹ Un Père prodigueChapitre 98 sur 113 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

ANDRÉ entre ; HÉLÈNE court au clovant de lui. HÉLÈNE.

Enfin, te voilà ! Eh bien?

ANDRÉ

Eh bien, nous retournons auprès de ta tante.

HÉLÈNE

Que s'est-il donc passé ?

ANDRÉ

Mon père m'a chassé de chez lui.

HÉLÈNE

Chassé? C'est impossible!

ANDRÉ

Cela est, ma pauvre enfant! Nous n'avons donc plus rien à faire ni à Paris, ni à Fontainebleau, ni même en France. Va donner tes ordres, et partons.

HÉLÈNE

J'ai le temps d'aller à Paris et de revenir?

ANDRÉ

Et qu'y feras- tu?

HÉLÈNE

Je verrai ton père. Je ne te laisserai pas partir brouillé avec lui. Il doit y avoir là une erreur; c'est à moi de la réparer, car j'en suis certainement la cause. Laisse-moi partir; il le faut, je le dois, je le veux !

ANDRÉ

Je ne te permettrai pas plus de te mêler aujourd'hui de ce qui se passe, que je ne te l'ai permis depuis deux mois. En me chassant, mon père t'a chassée aussi ; car il ne peut pas rep'^usser l'un de nous deux sans repousser l'autre. C'est donc à . lui maintenant, lorsqu'il voudra nous revoir, de revenir à nous ou de nous rappeler. Va donc tout fréparer et partons le plus tôt possible. (lecdre mais ferme.) Je le veux!..,

11 l'embrasse sur le front et raccompagne jusqu'à la porte de côté.

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