‹ Un Père prodigueChapitre 97 sur 113 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

vous me pcrmcllrc, monsieur, puisque je suis mrlé à cette histoire, de vous demander ce que vous comptez faire?

DE PRAILLES.

Je compte donner cette lettre à celui à qui elle est dcrile, et, lorsqu'il l'aura lue, le sommer de me la communiquer.

LE COMTE

Et s'il refuse ?

DE PRATLLES.

S'il refuse, je le soufflette et je le tue, je vous en réponds»

LE COMTE

Toute ruse est permise, monsieur, lorsqu'il s'agit de l'honneur d'une femme ; vous avez employé une ruse en vous présentant comme l'ami de madame de Prailles ; mais vous étiez plus ému que vous ne vouliez le laisser paraître, je me suis douté d'un piège et j'ai employé une ruse aussi. Cette lettre est pour moi, veuillez me la donner.

DE PRAILLES, la donnant.

La voici, monsieur; et maintenant ?

LE COMTE, mettant la lettre dans sa poche.

Maintenant, je sais ce que contient cette lettre et je la garde.

DE PRAILLES, marchant vers lui, menaçant et levant la main.

Monsieur !...

LE COMTE, arrêtant le bras de M. de Prailles.

Une provocation est inutile, je suis à vos ordres ; j'attendrai vos témoins ce soir. La cause du duel restera entre nous.

DE PRAILLES.

C'est bien, monsieur, au revoir !

LE COMTE

Au revoir.

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