ACTE PREMIER
six mille francs, (ii lui tend le reste des biihts.) Et, puisque tu as besoin d'argent, prends.
ANDRÉ
D'où vient cet argent-là?
LE COMTE
C'est de l'argent que j'ai touché.
ANDRÉ
Tu n'avais rien à recevoir.
LE COMTE
On a toujours quelque chose à recevoir quand on cherche bien. Ah çà! parlons de choses sérieuses; est-ce que tu es amoureux?
ANDRÉ
Poun[uoi cela?
Je ne vois que cette raison de rester à Paris au mois do septembre. J'y suis depuis deux heures et j'y étouffe. Si ce n'était pas pour t'en arracher...
C'est pour cela seulement?
LE COMTE
Pas pour autre chose. Il y a une partie superbe organisée pour apn s-demain avec madame de Chavry, sa nièce, de Ligneraye... Tu ne connais pas de Ligneraye?
ANDRÉ
Non.
LE COMTE
C'est un aimable garçon qui te plaira beaucoup; mais il
40 UN l'ÈKE PUUDlCiUE.
habite presque toujours l'Italie pour sa santé, et parce que madame de Chavry l'habite.