ACTE PREMIER
LE COMTE
Non... commence, pour m'encourajrer.
ANDRÉ
C'est donc grave ?
LE COMTF.
Oh! très grave!...
Eh bien, voici ce que c'est... (Joseph enire.) Que vouiez -vous?
JOSEPH
Que monsieur ne parle pas si haut...
ANDRÉ
Parce que?...
JOSEPTÎ.
La dame en noir est là !
ANDRÉ
Comment! la dame en noir est là? Cependant, vous lui avez dit?...
JOSEPH
Oui, mais elle a voulu absolument écrire un mot à M. le vicomte, et elle est là, dans la chambre; je n'ai pas osé refuser. Que monsieur prenne garde !
Il sort.
LE COMTE
Veux-tu que je te laisse ?
ANDRÉ
Au contraire.
LE COMTE
Si tu as quelqu'un à recevoir? /
ANDRÉ
Personne... Seulement, ne fais pas de bruit...
Tu as fait dire que tu n'étais pas chez toi?
ANDRÉ
Oui... mais je crois qu'on se doute que j'y suis.
LE COMTE
Veux-tu que j'aille recevoir la personne?
ANDRÉ
Inutile!
LE COMTE
C'est une femme; il faudrait y mettre des formes.
ANDRÉ
Ce n'est pas la peine.
LE COMTE
Alors, va pousser ton verrou.
ANDRÉ
Tu as raison... (ll pousse tout doucement le rerrou. Au même moment, du dehors, on essaye d*ourrir la porte.) Il était tcmpS !
Il regarde par le trou de la serrure.
LE COMTE
Tu vois... Je me connais mieux en femmes que toi.
ANDRÉ
Elle s'en va... (au comte.) Je te demande pardon.
N'es-tu pas chez toi?