‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 41 sur 112 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, LE COMTE.

LE COMTE

Messieurs !

DE NATON, & part.

Ah I voici Lindor ! (Haut.) Bonjour, comte.

LE COMTE

Bonjour, jeune homme.

DE NATON.

Vous arrivez ?

LE COMTE

A l'instant même.

DE LIGNERAYE.

Vous êtes le bienvenu. Ce gars-là n'est pas amusant.

LE COMTE

C'est jeune, c'est jeune.

DE LIGNERAYE.

Est-ce que nous avons été comme lui?

LE COMTE

Vous, peut-être, vous êtes déjà de la mauvaise époque. Et la gastrite ?

DE LIGNERAYE.

Elle va son train. Et le cœur?

DE NATON.

Le cœur est toujours là.

Qu'est-ce que vous êtes allé faire à Paris?

LE COMTE

Ce que vous ne feriez probablement pas avec vos vingtdeux ans. Il y a quarante-huit heures que je n'ai dormi, mais je dormirai ce soir.

DE NATON.

Il y avait de l'amour là-dessous?

LE COMTE

Je ne dis pas non.

DE NATON.

Vous êtes donc toujours amoureux?

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