‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 6 sur 112 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

pour rien au monde je ne l'eusse trompé. — Lorsque je suis devenue veuve, il y a de cela dix ans (je ne Tavais pas souhaité, mais enfmje Tétais), j'ai tout simplement offert au comte de devenir sa femme. Il a eu la générosité de me répondre qu'à cause de vous il ne voulait pas se remarier. La vérité est que la petite bourgeoise ne lui plaisait plus, et qu'il ne voulait pas enchaîner sa liberté. Cependant, il ne sera pas toujours jeune, même de caractère. Si vous vous mariez, saura-t-il vivre tranquillement entre son fils et sa bru? et, s'il ne vit pas ainsi, que deviendra- t-il? Vous me comprenez, son avenir vous inquiète aussi... Vous aimez votre père ; vous connaissez mon affection pour lui ; faites de votre mieux.

ANDRÉ

Je suis très heureux de cette explication, chère madame...

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