‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 70 sur 112 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

SCKNIÎ VI

LE COMTE, ANDRE, restant un instant sans parler.

LE COMTE

Qu'est-ce que lu as?

ANDRÉ

Tu me le demamles !

LE COBITE.

Mais oui; tu as l'air de ne plus te posséder!

ANDRÉ

Alors, tu ne trouves pas qu'il y ait de quoi se fâcher?

LE COMTE

Mais non; ta femme na rien vu. L'autre est partie, voilà une affaire terminée.

ANDRÉ

Comment ! tu arrives, tu me dis qu'on me demande chez toi; j'y vais de confiance, et je tombe, sur qui? sur une femme qui me fait une scène de jalousie, de reproches; et c'est toi qui as préparé cette scène ridicule! et tu me demandes ce que j'ai !...

LE COMTE

Tu es charmant! si elle, t'a fait une scène, elle m'en a fait une, à moi qui ne la connais pas et qui étais parfaitement désintéressé dans la question; chacun son tour. J'aurais

bien voulu te voir à ma place, hier, quand elle pleurait dans ma chambre et que je ne savais plus qu*en faire.

ANDRÉ

A ta place?

LE COMTE

Oui, à ma place; qu'est-ce que lu aurais dit?

ANDRÉ

J'aurais dit que ces choses-là ne me regardaient pas.

LE COMTE

Tu penses bien que j*ai commencé par là.

ANDRÉ

Eh bien?

LE COMTE

Eh bien, elle s'est mise à pleurer, elle m'a dit qu'elle se tuerait.

ANDRÉ

Est-ce que les femmes se tuent !

LE COMTE

Pour se venger, elles sont capables de tout! En tout cas, celle-là était dans un état d'exaltation qu'il fallait calmer à tout prix. Eh bien, elle t'a vu, et elle est partie. Tout est pour le mieux, et t'en voilà quitte comme un galant homme. Quel mal y a-t-il à cela?

ANDRÉ

Quel mal? Il y a que cela ne devrait pas être ainsi.

Qu'est-ce qui te prend?

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