ACTE QUATRIÈME
C'est bien à madame de la Borde que j'ai l'iionneur de parler?,..
ALBERTINE
Et moi, à monsieur de Ligneraye?...
DE LIGNERAYE.
Lui-même.
ALBERTINE
Donnez- VOUS donc la peine de vous asseoir, (ii s* assied, eiie aussi. Joseph son.) Maintenant, vojons Ion petit discours?
DE J IGKERAYE.
Tu supposis doQC?
ALBERTINE
Je suppose que, si tu viens me chercher jusque chez le comte, c'est que tu as quelque chose à me dire...
DE LIGNERAYE.
C'est vrai...
ALBERTINE
Voyons...
DE LIGNERAYE.
Combien veux- tu pour nous rendre le père la Ri vonnière ?
ALBERTINE
Rien; j'aime mieux le garder.
Alors, ce n'est pas une affaire ordinaire.
ALBERTINE
Non.
DE LIGNERAYE.
Je m*eQ doutais.
ALBERTINE
Tu es si fin!
DE LIGNERAYE.
Peut-être, et ma finesse trouve que la tienne s'est donné bien du mal pour en arriver à une situation sans résultat.
ALBERTINE
Si elle devait être sans résultat, tu ne m'ofifrirais pas de Tacheter. Ensuite, ma finesse ne s'est donné aucun mal pour ramener le comte chez moi. Je désirais le revoir, j'en conviens... j'avais bâti sur lui une petite combinaison. J'ai laissé passer quelque temps après le mariage de son fils, et, un beau jour, j'ai envoyé Tournas lui faire une visite.
DE. LIGNERAYE.
Et alors, c'est pendant cette visite que Tournas a répété au comte?...
ALBERTINE
Ce qu'il avait entendu dire chez moi de lui et de sa bru.
DE LIGNERAYE.
Propos qui était une infamie.
Des plus grandes.
DE LIGNERAYE.
Ainsi, tu n y crois pas ?
ALBERTINE
Je n'y ai jamais cru. Le comte avait besoin de distractions.