CONTE DE NOËL
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Suile des I. ys CONTE DE NOËL
Enfance indisciplinée, jeunesse orageuse; passant ses examens, souvent le premier; noté pour la conduite, toujours le dernier. A dix-huil ans, François était déjà un jeune homme séduisant, grand, mince, cambré, au Iront haut, aux veux intelligents qui semblaient fuir de tons côtés, au sourire malin, né pour l'action, indifférente, bonne ou mauvaise, ne pouvant se plier à aucune exigence de la vie, accessible à tout ce qui est beau, et pouvant tout entreprendre et ne taisant rien, n'ayant qu'un souci : sa liberté, qu'un but : son plaisir.
En effet, il réussit: quand il passait dans la rue, toutes les femmes se retournaient: à toutes, il contait la même histoire, et elles le croyaient. Il était le héros de tous les contes : \ an tard. fanfaron, à force de répéter les mêmes choses, il les croyait. 11 y avait bien à la maison une mère qui s'inquiétait, qui pleurait : il la plaignait beaucoup, mais continuait sa destinée d'inévitable tasse-cou .
I lie chose restait grande et pure au plus profond de son âme. son culte pour la Madone. Enfant, avec sa mère, à l'église, il passait des heures, émerveillé par la belle apparition : elle dominait tout son petit être. Plus tard, dans les musées, la vue de toutes les Madones le figeait, c'était comme si sa vie s'arrêtait.