GRENADE
GRENADE Le Généralife
De la dentelle légère, transparente, fine, <ln filigrane fait de fumée, d'écume... la lumière palpite ;'i travers, les payons d'or coulent. Ils émaillenl toute l'Andalousie jusqu'aux neiges bleutées de la Sierra Nevada,
Autour de nous : les myrtes, les iris aux lins pétales de ve-
mit letîéiu'ralife... les sources murmurent cristallines, ,\ , liautent. !<• cyprès de la Sultane parle d'éternité.
151 TOI lî Dl LA CORRID \
I rs remmes, <>n U»s croise tlans les rues, trônanl dans leurs
ssi s. encadrées «le dentelles noires, ivoirées. Sur les
cheveux, les roses sonl posées par toufles près du grand pei-
l.i dentelle jette son ombre sur la figure: les lèvres pin-
rermées, ne - »urienl pas.
l'eut- 'ire un peu de cruauté de ce qu'elles viennenl de voir.
Parlerait-il quelquefois, le sang des Maures une goutte
seulement '.'
Tout ;i disparu, les éventails. 1rs dentelles reposenl - leurs Imites parfumées, dans des huiles à l'odeur des vieilles eh >ses. des choses anciennes venant de l'aïeule, fierté précieuse des Sévillanes. La journée esi grise. Les beaux harnais des mules mit aussi disparu Comme ils étaienl jolis les pimpants attelages à cinq, à six sous la poudre d or du malin.
rencontraient le i hel des Abencérages et la Sultane. ! -Bil.