‹ Un phénomène palpébral constant dans la paralysie faciale périphériqueChapitre 12 sur 14 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Paralysie faciale gauche.

Lamb... Marie, 4 ans, est atteint, au mois d'avril 1903 d'une grippe assez intense qui laisse après elle une paralysie faciale gauche. Pas de troubles de l'ouïe, ni de la déglutition. Asymétrie faciale accentuée dans le rire, L'enfant ne suit aucun traitement jusqu'au mois de février 1904 où il est soumis à l'application des courants continus à la clinique Charcot.

Examen électrique (8 février 1904). L’excitabilité faradique est conservée quoique légèrement diminuée (Ecartement maximum des bobines 80 millimètres). L’excitabilité galvanique est diminuée à gauche,

L'intensilé minima pour déterminer les contractions est en

moyenne de 4 à 5 milliampères. Celles-ci sont lentes. Pas

d'inversion polaire accusée ; à peine observe-t-on une égalité d'action pour le pôle positif et pour le pôle négatif.

Examen de l'œil. — L'écartement des paupières est à droite de 11 millimètres, à gauche de 13 millimètres. Pendant le sommeil les paupières gauches restent entr'ouvertes, excepté les nuits qui suivent les séances d'électrisation où, d’après la mère, les deux yeux sont bien clos. L’occlusion volontaire laisse à gauche une fente de 5 millimètres entre les paupières, en même temps que se fait la rotation normale du globe en haut avec quelques secousses convulsives.

Dans le regard en bas si lon commande à la petite malade de fermer les yeux on voit parallèlement le globe oculaire gauche remonter doucement et les paupières le suivre dans sa rotation sans que l'écart qu'elles laissent entre elles soit sensible-

ment supérieur à celui qu'elles avaient dans le regard en bas.

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