GAU 1)1 BAN D
Elle est ravissante 1 .. . Ça me goûte. *
GATINAIS
Mais à quoi cela te sert-il ? Tu as pourtant passé l’âge des illusions.
madame gatinais, entrant avec un panier vide.
Elle est partie, cette petite? ** Et son panier?
* Gatinais, Gaudiband.
** Gatinais, Gaudiband, madame Gatinais.
GAUDIBAND.
Je le lui reporterai; j’ai justemeot quelqüe chose à lui dire.
MADAME GATINAIS
Vous- repartez tout de suite?
Non, ce soir. Je suis venu pour vous demander la permis? sion de vous présenter officiellement Edgard, mon filleul.
GATINAIS
Faites mieux... venez dîner avec nous tous les doux... sans cérémonie.
GAUDIBAND.
J’accepte. ’
MADAME GATINAIS
11 a l’air fort bien, ce jeune homme. Est-il d’une bonne famille?
GAUDIBAND.
Oh! excellente! excellente 1
MADAME GATINAIS
Qu’est-ce que fait son père ?
gaudiband, embarrassé.
Son père... il est rentier.
MADAME GATINAIS
Je pense que nous le verrons... il viendra nous faire la demande...
GAUDIBAND.
Mon Dieu! mes amis, j’ai un aveu à vous faire... d’autant que vous finiriez toujours par le savoir.
GATINAIS
Quoi donc?
C’est que... je ne sais comment vous dire ça... J’ai commis une faute... J’étais jeune... j’avais le cœur aimant. ( Jetant un coup d’œil à madame Gatinais .) Je l’ai toujours... Je me trouvais à Montauban pour affaires... Dans un bal public, je fis la connaissance d’une petite ouvrière qui travaillait dans une fabrique d’épingles... elle ne fut pas cruelle... nous nous estimâmes.
GATINAIS
Il y a longtemps de ça?
GAUDIRAND.
Vingt-qualre ans... Au bout d’un moig, les affaires me rappelant à Paris, je dus rompre cette chaîne de roses...
MADAME GATINAIS
Oh! les hommes! même les plus laids!
GAUDIBAND.
• Hein ?
MADAME G ATI N A 19.
Rien.