G A «DIB AN D
Quelque temps après , je reçus une lettre timbrée de Montauban et contenant ces simples mots : « Je vais être mère, Edgard; si vous ôtes un honnête homme, venez! » GATI NAIS.
Tu partis?
GAUDIBAND.
Non, je l’avoue, je ne gobai pas la chose. Je lui ré|iondis : « Impossible de m'absenter, les affaires reprennent... envoyez-inoi l’enfant... » Je n’y croyais pas, à l’enfant! et quinze jours après, je recevais la bourriche... (se reprenant) le berceau.
Voilà une tuile !
GAU DIBAND.
Je conviens que, dans le premier moment, je fus médiocrement flatté... mais en regardant" ce petit être si rose, si frais, et qui me ressemblait... je me pris à l’aimer...
MADAME GATINAIS
A la bonne heure !
GAUDIBAND.
Je le mis en nourrice, je le mis au collège, je le mis chez l’avoué, et maintenant... maintenant je voudrais le mettre dans votre famille.
MADAME GATINAIS
Comment?... votre filleul?
GATINAIS
C’est lui qui était dans la bourriche ?