CHAPITRE PREMIER
Les forces productrices et la liberté du commerce!
La doctrine économique de Crucé repose tout entière, peuton dire, sur une constatation préliminaire, capitale à ses yeux. C’est que, c’est l’oisiveté qui conduit aux désordres intérieurs et même aux guerres extérieures. Elle « engendre, nous dit-il, un désir de remuër? ». Aussi « pour obvier à ce mal, il est besoing de renouveller l’ancienne coustume des Athéniens et Ægyptiens, qui... punissoient ceux qui demeuroient sans rien faire * ». Or, les travaux auxquels il faut appliquer « le travail, le courage, l’industrie et prévoyance‘ » des hommes, ce sont ceux, bien entendu, qui sont productifs, et dans l’ordre de leur productivité. C'est dans l’énumération raisonnée de ces diverses activités que.se renferme toute la doctrine économique de Crucé. Il la clôt par le rappel de l’observation qui la lui a fait édifier : « Voilà les exercices auxquels les Princes pourront contraindre leurs subjects, afin qu’ayans dequoy s’emploier, ils ne s'amusent à troubler le repos public 5 ».
Suivons Crucé dans sa classification des forces productrices de richesse. :
(1) Le N. C., principalement p. 29-47 et 168-220. (2) LeEN Cp. e8,
(3) Le N. C., p. 28.
(4) Le N. C., p. 20.
(S)Le NN, C.p.47.