CHAPITRE HI Le libéralisme monarchique et l'organisation sociale
La politique intérieure de Crucé, à prennère vue surtout, ne paraît pas enfermée dans les cadres d’une doctrine générale arrêtée. Lui-même se défend d’avoir poursuivi, comme en matière de politique extérieure, l’idée d’un plan d’ensemble?. Mais ayant observé : « Ce n’est pas assez d’empescher le mal de dehors : le domestique est plus à craindre ?, » il déclare en toute simplicité : « Je toucheray seulement sept ou huict points, qui me semblent nécessaires pour contenir les peuples en leur debvoir et leur oster toute occasion de tumulté : à sçavoir un gouvernement modéré, punition des maléfices, récompense des mérites, nourriture des pauvres, règlement des procez, provision publique de grains, récréation licite, et la Censure. Un estat se porte bien quand toutes ces choses s’y rencontrent! ». |
Cependant, à considérer de plus près cette énumération, qui, d'ailleurs, n’annonce qu'imparfaitement tous les sujets traités et toutes les préoccupations ressenties, on démêle que Crucé n’a pas fait que mettre bout à bout des solutions empiriques. A leur opportunité pratique s'ajoute la valeur d’une conception doctrinale qui les implique et les coordonne, Il faut de ces
«huict points » faire deux parts. Les uns (1, 2, 3 et 8) appar-
(ni Le N,C., principalement p, 85-226,
(2) Le N, C,, p. 86. = (GjLe NIC,, pass, |
(4) Le N, Cp. 80,