‹ Un Plan de Paix Générale et de Liberté du Commerce au XVIIe SiècleChapitre 54 sur 99 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ces choses, et souvent les oste tout à faict, avec l'honneur et la viel ».

VI. — On ne peut pas songer à clore cet exposé sur l'organisation du tribunal d'arbitrage et sur sa mission, par un résumé de ses traits saillants les plus remarquables. Il faudrait, pour le faire, recommencer dans son entier-cet exposé même. Bornonsnous à constater la clairvoyante modération de Crucé, la sage inspiration de sa doctrine, qui accueille tout l’idéalisme conciliable avec les exigences pratiques et qui sait rejeter tout ce qui est de l’irréel. Remarquons encore l’art dont témoigne la progression de ses démonstrations. Il constate que la guerre est due non à des nécessités de fait, mais à des volontés humaines. Si ces volontés humaines, qui sont libres, deviennent, en outre, raisonnables, ce qu’elles voudront désormais unanimement, ce sera la paix : elles produiront la paix générale. Mais, « les volontez sont muables? ». Il faut affermir leur sagesse, qui n’est peut-être que passagère, et la garantir contre le retour des folles ambitions de la gloire et des mauvais désirs de la rapine. Il faut imposer aux manifestations individuelles d’une belliqueuse indépendance le contrôle unanime d’un impartial examen. C’est le tribunal permanent d’arbitrage : il assurera la perpétuité de la paix.

L'irréalisation des projets de Crucé n’équivaut pas, nous le verrons Ÿ, à une condamnation radicale de leurs principes.

(13 Le N. C., p.82-83. V. aussi, p. 14 et220-226. (2) Le NEC; p- 60:

(3) V. infra, IIl° partie, ch. ur.

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